Apple invente “l’Airbag” pour appareils électroniques

L’une des nombreuses demandes de brevets publiées aujourd’hui au nom d’Apple porte sur un système de protection active anti-impacts (US 20090159408 - ACTIVE IMPACT PROTECTION MECHANISM).

Le système est basé sur un actuateur électromagnétique, alimenté par une batterie. Cet actuateur peut, en cas de chute, transformer l’énergie électrique en une force d’amortissement électromécanique. Ce dispositif, qui peut être situé en plusieurs endroits sur l’extérieur de l’appareil, est couplé avec des détecteurs (accélération, orientation) permettant de constater un changement “anormal” de la disposition spatiale de l’appareil à protéger (condition de “chute”).

Si les conditions de “chute” sont détectées, un détecteur de proximité entre en jeu, permettant de définir la partie de l’appareil allant prochainement entrer en collision avec le sol (par exemple). Les dispositifs électromagnétiques les mieux positionnés en fonction du point d’impact se mettent alors en position active en vue d’absorber le choc (comme des “ressorts”, si vous me permettez l’analogie).

us20090159408

En résumé (les puristes me pardonneront ce raccourcis), le dispositif électromagnétique ci-dessus (6A) se met en position en écartant les éléments 32 et 34, ce qui “bombe” la surface extérieur (44) de l’appareil. Lors du choc, le dispositif revient à l’état 6A en absorbant l’énergie du choc. Simple et efficace (?).

Apple viendrait-elle d’inventer le premier “Airbag” électromagnétique pour appareil électronique ?

A quand un tel système sur nos iPhone et MacBook ?

L’EFF gagne une nouvelle bataille… pour votre bien !

L’EFF qu’est-ce que c’est ?

Et bien, pendant que vous vous promenez peinards sur la toile, que vous utilisez votre iPod, iPhone,… bref, que vous consommez de la technologie, des forces obscures sont à l’oeuvre pour mettre la main sur ces espaces d’expression et de liberté en vue de… faire du pognon !

Mais rassurez-vous, des Robins des Bois des temps modernes veillent au grain.

EFF

L’EFF, pour “Electronic Frontier Foundation” (www.eff.org), a été crée en 1990 afin de défendre la liberté d’expression, la vie privée, l’innovation et les droits des consommateurs (vous, moi). Son champ de bataille ? Les tribuneaux. Ses armées ? Plus de 50’000 citoyens réunis en “Action Centers“. C’est une organisation à but non lucratif, financée par des donateurs.

Un exemple de combat de l’EFF ? L’affaire Apple vs Does, où l’EFF a défendu avec succès les journalistes online afin de leur permettre de protéger leurs sources (John Doe étant le nom donné à un individu non identifié, dans les affaires judiciaires US). Il s’agissait ici essentiellement de protéger PowerPage and AppleInsider contre la volonté d’Apple de connaître la source des indiscrétions publiées par ces sites. La victoire de l’EFF a donc permis de placer la presse online sur un pied d’égalité avec la presse papier en matière de protection des sources.

Mais le combat de l’EFF ne s’arrête pas aux tribunaux, il porte aussi en amont, sur les brevets qui pourraient nous pourrir la vie. Et là, la lutte consiste à trouver des antériorités aux dits brevets en vue de les invalider. C’est le Patent Busting Project.

Et si je vous parle de l’EFF, c’est précisément parce qu’il vient d’obtenir l’invalidation d’un de ces brevets, ayant trait aux sous-domaines Internet (genre “http://sousdomaine.macbrains.info”).

Les autres brevets dans le collimateur de l’EFF sont listés dans l’image suivante :

EFFwantedDétails sur http://w2.eff.org/patent/

Vous avouerez que ces brevets, si personne ne fait rien contre, risquent bien de limiter certains usages sur Internet, à l’image de Streaming Media Patent qui couvre l’envoi et la réception de sons et vidéos sur le Web. Embêtant comme brevet, non ?

Voilà donc une action concrète qui tente de prévenir les dégâts potentiels de l’ultra-libéralisme du système de propriété intellectuelle américain. Certes, un inventeur à le droit de vivre de son innovation (et donc de la protéger), mais personne n’a intérêt à voir des technologies “publiques” tomber dans l’escarcelle de quelques petits malins entourés d’avocats.

Au final, la justice tranchera entre les deux.

La détection de tendances par Google

Parmi les applications proposées par le Google Labs, il en est une que je voulais tester depuis un petit moment: Google Trends (http://trends.google.com).

Le principe

Google Trends se base sur le nombre de recherches effectuées sur un terme afin de le comparer au nombre de recherche total effectué sur Google, créant ainsi le Search Volume Index. Cet index s’exprime au travers d’une valeur présentant la variation par rapport au nombre moyen de recherches sur l’ensemble de la période visualisée.

googleDans l’exemple ci-dessus, la valeur moyenne de recherche sur le terme Google est fixée à 1.00 sur l’intervalle 2004 – juin 2009. Avant 2005, le nombre de requête était inférieur à cette moyenne. Fin 2007, le pic (A) représente une période durant laquelle le nombre de requêtes de recherche sur le mot Google était plus de 2x au-dessus de la moyenne. Il s’agit donc d’un index présentant l’activité de recherche par rapport à la moyenne sur la période visualisée.

A noter qu’il est possible de lancer une analyse simultanée sur 5 termes.

L’interface

L’index relatif est ensuite affiché sous forme de graphique (le Search Volume Index, A) présentant l’évolution de l’index au cours du temps. Sous ce graphique, un second graphique est présenté, le News reference volume (B), présentant le nombre de fois que le terme recherché est apparu dans Google News.

gtrends

Lorsqu’un pic survient dans Google News (B), un label apparaît dans le graphe de l’Index (A) qui fait référence à un titre particulièrement relevant (C). Pour l’instant, seules des information en anglais sont affichées dans la section headlines (C, ci-dessous).

gtrends2

La section D affiche les régions, langues et villes principales dans lesquelles les recherches sur le terme analysé ont été effectuées. En pied de section, un bouton permet d’exporter les données statistiques au format CSV.

Quelques exemples

Apple vs Microsoft

Apple Microsoft
applMSC

Si l’Index de recherche montre un volume sensiblement plus élevé pour le mot clé Microsoft, on constate tout de même que ce volume est en diminution depuis 2004. L’index pour Apple reste assez stable, il enregistre toutefois des pics ponctuels de très haute intensité (A: introduction du iPhone et de l’Apple TV en janvier 2007). Il est aussi amusant de voir qu’il y a parfois un décalage entre les médias et les recherches (entre B et C, il y a un pic de recherche alors que la courbe Google News est “calme”).

Apple Microsoft

applMSC2

Sur les 30 derniers jours, pas de surprise, le fait marquant est le lancement de l’iPhone 3 GS (A). A noter qu’un pic d’activité dans les news est intervenu le 5 juin (E). Ce pic et la croissance qui l’a précédé doivent certainement leur existence à la montée de la pressions dans les médias en vue de la WWDC. Il est vrai que les rumeurs ont tendance à enfler dans les jours précédant la conférence d’Apple. Amusant, en revanche, l’activité des news semble être retombée les deux jours précédents (week-end) alors que les recherches augmentaient (F). Et pendant toute cette période, les courbes rouges étaient en chute libre…

iPhone vs Palm Pré

iPhone Palm Pré

iphonepre

Ici, une visualisation des tendances sur 6 mois est suffisante puisque la statistique du Pré ne débute qu’à la fin 2008. Il est évident que la couverture médiatique autant que l’intérêt des internautes est sans commune mesure en faveur de l’iPhone. Les points mis en évidence par Google Trends sont: la mise en vente de l’iPhone 3G (A), les premiers articles consacrés à l’iPhone OS 3.0 (C), l’annonce fin mars de l’arrivée prochaine du Pré (D), l’interaction possible entre Pré et iTunes (E) et, finalement, l’annonce de l’iPhone 3 GS (F). Il est clair que Palm a un sacré retard à rattraper si elle veut donner autant de visibilité au Pré que celle accordée à l’iPhone.

L’iPhone, lui, a connu un démarrage en fanfare avec l’affrontement entre Cisco et Apple autour de la marque iPhone déposée par le premier (A, ci-dessous, souvenez-vous, ici pour plus de souvenirs).

iPhone

iphone

La presse Mac en ligne

Macgeneration Mac4Ever Svmmac Welovemac

macg

Et bien, d’un point de vue historique, MacGeneration tient le haut du pavé, suivi de près par Mac4Ever. La liste n’est pas exhaustive mais le graphe montre tout de même que les pics d’activité de recherches (courbes du hauts) sont tout à fait synchrones. Autre fait marquant, la presse reprise dans Google News (courbes du bas) semble avoir calmé le jeux après la frénésie du lancement de l’iPhone en 2008…

Conclusions

Bon, nous pourrions poursuivre l’exercice pendant de longues heures. Libre à vous de tenter les analyses qui vous passent par la tête. Ce que je retire de cet outil ? Sur le plan de l’analyse, il permet de faire quelques constatations et de remarquer les grandes variations dans l’intérêt comparé du grand public (Search Volume Index) et de la presse (News reference volume). Certainement que des conclusions plus poussées peuvent être tirées en couplant cet outils à d’autres du même type (www.blogpulse.com par exemple).

Le mot de la fin sera laissé à Google lui-même: “We hope you find this service interesting and entertaining, but you probably wouldn’t want to write your Ph.D. dissertation based on the information provided by Trends.”

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