La lie du Web

Aujourd’hui, j’ai reçu un message me présentant un nouveau site “de divertissement qui fait beaucoup parler de lui
en ce moment (NRJ, TLM, Virgin Radio, Radio Scoop…)” (sic).

L’idée de cette prise de contact aussi intempestive que spammesque étant que je fasse une publicité gratuite dudit site en ces lieux, elle s’accompagnait d’un descriptif des plus stimulant:

Je précise que le message a été envoyé sur l’unes de mes adresses privées (sans lien officiel avec ce site) et jointe de la proposition suivante:

Au besoin, nous pouvons vous fournir un article original et unique que vous pourriez utiliser directement.

Vous voulez de la pub gratuite sur MacBrains ? Je vais vous en donner, moi.

Il y a une couille dans le potage

Si l’auteur de ce mail (Bérenger, si l’on en croit le message, mais appelons-le Ducon pour protéger son anonymat) s’était donné la peine d’utiliser le formulaire de contact de ce site avant de spammer mon adresse perso, il aurait eu l’occasion de voir cette mise en garde:

“Vous voulez envoyer un commentaire ou simplement contacter MacBrains, ce formulaire est à votre disposition mais lisez peut-être ceci avant

Il ne l’a pas lu, pas de bol pour lui. Il eu su que je ne peux aucunement blairer les articles sponsorisés et autres “articles originaux et uniques que je pourrait utiliser directement“.

Cher Ducon, je ne passe pas de petits messages à caractère promotionnel informatif pour quelque site que ce soit, sauf si je juge qu’il le mérite par sa qualité (un concept désuet selon lequel le contenu d’un site web se laisse lire plus de 20 secondes d’affilée sans te filer une migraine ou te faire bailler).

Je n’aime pas le spam et encore moins l’idée directrice de ton site “qui fait beaucoup parler de lui“. Centraliser les textes envoyés par des personnes avinées un soir de beuverie, s’assurer que leur prose approximative se retrouve sur le web afin de se moquer d’eux et permettre à des Jean-Kevin à capuches de “liker” ces moments mémorables est à des années lumières de la philosophie de MacBrains. Et franchement, le contenu du site (oui, je suis allé jeter un oeil, par curiosité anthropologique) est vraiment… vraiment… disons… je trouve pas le mot. Allez, je mets un exemple au hasard (et pas le pire, encore):

“Le retour du père alcoolique” ou comment rire avec finesse d’un problème de société.

Les bras m’en tombent, mes globes oculaires fondent et mon cerveau crie au viol. Ainsi de tels sites web existent vraiment ? Et personne ne songe à les faire fermer pour le bien de l’équilibre mental de la population ?

Ducon, mon ami, je te donne un petit conseil gratuit (lui): ferme ton site et va t’acheter un livre (oui, tu en as déjà un mais je pensait à un livre qui n’est pas à colorier). Cultives-toi un minimum et ouvre un site qui parles de tes passions, des choses qui te font rêver ou même de poneys.

Mais par pitié, plus jamais ça dans ma boîte mail. Merci.

David

Facebook & Instagram: Tempête dans un verre d’eau

Emois sur la toile: L’Ogre Bleu (Facebook) a racheté Instagram pour la modique somme d’un milliard de dollars. Panique, exode, cris d’horreur, nombreux sont les utilisateurs du second qui ont sur-réagit à la nouvelle. Mais dans les faits, qu’est-ce que cela change ? Rien.

La situation est très bien résumée dans un article du site OWNI qui, faisant le point sur la question, pose le constat suivant: Instagram permet le partage des photos sur divers sites tels que Twitter ou Facebook. Ce faisant, les utilisateurs d’Instagram acceptent les conditions générales de ces services.

“Il y a donc quelque chose d’assez paradoxal à voir les utilisateurs d’Instagram s’effaroucher de la vente du service à Facebook, alors que bon nombre d’entre eux ont sans doute déjà cédé leurs contenus à la firme de Palo Alto ou à d’autres plateformes non moins gloutonnes d’un point de vue juridique !”
FACEBOOK DROIT SUR INSTAGRAM - Lionel Maurel – OWNI, 11 avril 2012

Pour ceux que cela laisse circonspects (comme votre serviteur), il n’est jamais interdit d’aller voir ce qui se fait ailleurs. Personnellement, j’ai entrepris de tester Tadaa, au cas où…

Rob Reid: The $8 billion iPod

Voilà une présentation du TED qui vaut d’être vu. En 5 minutes et 11 seconde, l’auteur de comics Rob Reid effectue l’éblouissante démonstration d’une nouvelle discipline mathématiques: les “Copyright Math (TM)”.

Ou comment, en partant des chiffres des pertes dues au piratage communiqués par l’industrie du disque (et ses lobbyistes), on en arrive à avoir un iPod renfermant pour $8 milliards de dollars de musique (ou l’équivalent de 75’000 emplois détruits).

Une démonstration par l’absurde qui mériterait plus de visibilité.

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