Working iPad 2 – Show Time !

Par David Borel

Pour faire suite à mon premier article sur l’usage de l’iPad en milieu professionnel (lire Working iPad), voici un second volet qui vous présente la suite de mon expérience. Et cette fois, nous allons nous pencher sur l’utilisation de l’iPad pour effectuer des présentations.

Update de la logithèque

Avant d’aborder le coeur du sujet, une petite mise à jour sur les applications utilisées s’impose, avec un mois de recule par rapport au premier article. Au final, Things, Evernote et GoodReader se révèlent vraiment les plus utiles. Je les qualifierais même d’indispensable à l’utilisation de l’iPad dans une optique de productivité.

La dernière mise à jour en date de GoodReader permet même de se passer d’iAnnotate PDF puisque le gestionnaire de fichiers permet désormais d’ajouter des annotations et des signets aux PDF. GoodReader est en passe de devenir le Finder qui manque à l’iPad.

Oui, bon, l’ajout de la fonction annotation dans GoodReader n’est pas
forcément une excuse pour transformer vos PDF en  oeuvre d’art.
..

A côté de Numbers et Pages, j’ai maintenant fait l’acquisition de Keynote car, oui, j’ai sauté le pas !

Let the show begin

Dans mon article précédant j’avais écrit, je cite:

Malheureusement, pour moi un déplacement professionnel ne peut pas encore s’envisager sans mon MacBook. Brancher un iPad à un beamer et faire une présentation Keynote ne me semble pas si simple à réaliser. Certainement une question de temps.

Et le temps est passé. J’ai donc décidé de tenter le tout pour le tout et de me passer complètement de mon MacBook pour mes déplacements professionnels, une série de rendez-vous m’ayant offert le parfait terrain d’expérimentation. La règle du jeu a été d’effectuer avec l’iPad exactement le même type de présentations commerciales qu’avec mon MacBook Pro, dans les mêmes configurations types, à savoir:

  • des présentations « one to one » directement sur la machine
  • des présentations en comité restreint, autour d’un écran externe
  • des présentations devant un groupe, avec un beamer

Pour être parfaitement honnête, mon MacBook était aussi du voyage au cas où. Je ne suis pas fou (et surtout professionnel), je n’allais tout de même pas me lancer sans filet. Mais au final, mon portable est resté bien au chaud dans son sac.

Quel logiciel choisir

Afin de donner des présentations, il faut tout d’abord traiter la question du logiciel. Depuis maintenant presque deux ans, j’utilise Keynote sur Mac avec un (très) grand bonheur. Le résultat est tout simplement parfait et permet de créer des présentations bien plus vite et avec bien moins de problème qu’avec Powerpoint.

Mon premier choix a été de transformer mes slides Keynote en PDF, pour une plus grande stabilité. Cela a l’aventage de permettre l’utilisation de GoodReader pour la visualisation mais nécessite de retravailler un peu ses présentations pour en éliminer les animations. Le format PDF se prête particulièrement bien aux présentations « one to one » où l’on peut s’asseoir à côté de la personne à qui l’on parle et où les effets ne sont pas très utiles.

J’ai ensuite testé Keynote pour l’iPad. L’avantage principale est que l’on peut conserver ses présentations à l’identique de celles utilisées sur Mac, donc avec les animations.

Non, je ne travaille pas dans une agence de voyage…
(Crédit Photo : Apple.com)

Oui, mais.

Premier constat, Keynote pour iPad ne sait pas lire les documents créés avec iWork 08. Vous devrez immanquablement passer par la case « achat d’iWork 09 pour votre Mac », ce qui est plutôt rageant lorsque l’on sait qu’iWork 10 devrait arriver sous peu. J’ai résolu le problème en ayant recours à la démo gratuite d’iWork 09, qui me permet de gagner un mois « pour voir venir ».

Deuxième constat, le passage de Keynote Mac à Keynote iPad ne va pas sans dommages collatéraux. Des effets disparaissent au profit d’autres (c’est notamment le cas de l’effet « volets ») et des images ne sont pas affichées (dans mon cas, des images dont j’ai fait disparaitre une couleur).

Bref, Apple a encore du travail pour nous garantir un usage harmonieux des différents supports proposés (Mac / iPad). Disons que nous n’en sommes qu’à la première mouture de Keynote iPad et que l’on peut espérer que cela s’arrange dans le futur.

Dans les points positifs de l’utilisation de Keynote, il faut signaler la possibilité de naviguer dans sa présentation et, surtout, l’effet « pointeur ». Laissez le doigt appuyé sur l’écran et un pointeur rouge apparait sur l’image. Magique, particulièrement lorsque l’on utilise un écran externe ou un beamer.

Le petit câble qui change tout

Or, donc, pour effectuer une présentation devant plusieurs personnes, il faut un écran externe ou un projecteur (beamer). Pour utiliser ces éléments avec l’iPad, vous devez faire l’acquisition d’un adaptateur VGA pour la modique somme de € 29.-

Mais pourquoi diable avoir mis un câble là au milieux ?

Pour afficher l’écran de l’iPad sur un moniteur ou un projecteur, rien de plus facile. Vous branchez l’adaptateur à la prise dock et la prise VGA au câble de l’écran / beamer, et voilà.

Bon, je dis « et voilà » mais en faite vous ne pouvez pas vous empêcher de faire une petite prière à Saint Jobs pour que ça fonctionne. Jusqu’ici, aucun problème notable, tout juste a-t-il fallu que je quitte et relance une fois Keynote pour qu’un certain type d’écran soit détecté. Sinon, « fingers in the nose ».

Ceci dit, tout n’est pas rose non plus, hein. Il manque par exemple la possibilité de pouvoir modifier la résolution d’affichage (bonjour le 16:9…) ou l’affichage des couleurs. Bien souvent, avec le Mac, il faut touiller un minimum pour que la qualité soit parfaite. Mais là, avec l’iPad, tout est automatique et vous ne pouvez rien régler. Dommage.

De plus, lors de l’affichage sur un écran externe, l’iPad sous Keynote ne vous affiche pas le slide en cours avec le suivant (vraiment très pratique sur la version Mac) mais uniquement les contrôles « suivant » et « précédant ». Du coup, vous êtes obligés de regarder l’écran vous aussi. Re-dommage (et re-à-améliorer).

En conclusion

Après ces premiers tests grandeur nature, je suis prêt à effectuer ma prochaine sortie uniquement avec mon iPad (et une version PDF sur une clé USB, dans ma poche). L’utilisation de Keynote me semble indispensable à une présentation « complète », bien que de nombreux points doivent encore être améliorés (affichage de l’intervenant, compatibilité avec la version Mac, réglage de l’affichage externe). Côté points forts, je retiens le pointeur intégré et la convivialité dans la configuration « one to one ».

Donc oui, c’est possible d’effectuer des présentations avec un iPad, et c’est plutôt bien. En revanche, pour un exposé plus important je continuerai à me tourner vers le Mac, ne serait-ce que pour pouvoir utiliser la télécommande et l’affichage intervenant.

Ah, « One more thing »…

Si vous être pressé, oubliez l’iPad. Cela rallonge systématiquement les entretients d’un quart d’heure durant lequel vous parlez… d’iPad 😉

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Working iPad

Par David Borel

Depuis maintenant 3 mois, je suis l’heureux possesseur d’un iPad. Vous vous en doutiez certainement, ou à tout le moins ne vous en étonnerez pas venant d’un type qui tiens un blog avec un nom comme MacBrains…

Non, je ne travail pas dans un zoo…
Photo: © Apple Inc.

Cette ardoise magique, non contente de quasi remplacer le MacBook Pro pour mon usage multimédia / messagerie / Twitter, a suivi les traces de mon portable jusque sur mon lieu de travail. Bien, mais à quoi peut bien servir un iPad sur le plan professionnel et quel est l’usage que j’en fait réellement en terme de productivité ? Petit état des lieux avec mon retour d’expérience.

Un réel atout en salle de séance

Ayant une fonction m’amenant à me retrouver très souvent dans une salle de séance, le premier (et principal) usage de mon iPad est de servir à la prise de notes et à la gestion de tâches. Plus petit et plus léger qu’un MacBook, l’iPad sait se faire discret sur une table et ne provoque pas cette espèce de situation paradoxale où vous êtes sensé communiquer tout en étant planqué derrière la muraille de votre écran. De part sa position légèrement relevée (j’utilise la housse d’Apple, carrément indispensable), cette machine n’est pas plus encombrante qu’un bloc note.

Photo: © Apple Inc.

Et quel bloc note ! J’y écris mes notes de séance (Evernote et GoodReader), retrouve la trace de toutes les actions passées et à venir (Things), accède à mon calendrier et ma messagerie (Mail), ai tout mes dossiers en cours sous la main (DropBox et GoodReader) et je ne vous parle pas d’internet (Safari)… Vous en connaissez beaucoup des blocs notes aussi polyvalents dans le même encombrement, vous ? Et l’iPad a encore un usage caché, celui de nouer immédiatement un contact détendu avec votre interlocuteur lorsque vous le posez sur la table… (ne marche peut-être pas si vous avez affaire à Steve Balmer)

Le complément parfait à sa place de travail

Utilisant beaucoup ma machine principale pour effectuer des démonstrations de logiciel en ligne (merci WebEx) tout en étant en communication sur Skype, j’utilise l’iPad pour la prise de note en cours d’entretient. Cela ne m’évite de jongler avec les écrans (mon interlocuteur voyant l’écran de mon Mac) et, avantage du clavier tactile, la saisie est très discrète (pas de cliqueti des touches). Il m’arrive aussi d’utiliser l’iPad comme « 3e moniteur », histoire d’avoir ma messagerie en visuel lorsque mes deux écrans sont déjà bien chargés, ou comme un carnet d’adresses / agenda classique.

Une utilisation moins évidente a priori, apparue en cours de route, est le relevé des appels téléphoniques. Vu que je passe le plus claire de ma journée à essayer d’atteindre des gens injoignables, j’ai recours à une feuille Numbers avec prise automatique de la date et heure sur laquelle je trace les appels et leurs statuts (si quelqu’un connaît une application pour ça, merci de me l’indiquer en commentaire). Les notes sont facilement transférées au Mac en utilisant Things ou Pastebot (même si il n’existe pas encore une version iPad de ce dernier).

En revanche, pour créer un document Pages ou Numbers, la manipulation reste pénible tant les habitudes « clavier-souris » sont fortes. Ces applications sont très utiles pour jeter les bases d’un document sur le coin d’une table de séance ou entre deux portes, mais les éléments ainsi produits nécessitent systématiquement une reprise sur le Mac.

Pour voyager léger (oui, mais)

Il y a des situations professionnelles où l’iPad a naturellement l’avantage sur un portable classique, par exemple dans le train (vive la batterie increvable, même après une journée de travail). La lecture d’un rapport ou d’un document y est tout de même plus agréable que sur un NetBook. Malheureusement, pour moi un déplacement professionnel ne peut pas encore s’envisager sans mon MacBook. Brancher un iPad à un beamer et faire une présentation Keynote ne me semble pas si simple à réaliser. Certainement une question de temps.

Permettez que je place ici un petit coup de gueule: que quelqu’un m’explique pourquoi je ne peux pas utiliser mon iPad avec mon iPhone en mode tethering alors que cela fonctionne très bien avec mon MacBook ! Mais qu’est-ce qui est passé dans la tête de Steve Jobs pour qu’il fasse brider cette fonctionnalité ? Franchement, c’est assez mesquin…

Bon, ceci dit, un MacBook et un iPad, ça reste plus léger qu’un MacBook et 60 cm de dossiers papier, hein. Et pour annoter des PDF, c’est plus classe que le Stabilo et les post-il. Surtout si vous utilisez le génial iAnnotate PDF. Pour avoir corrigé deux travaux de diplômes d’ingénieurs (rapports, annexes et modes d’emplois… un petit coucou à Philippe au passage) récemment avec cette application, je peux vous dire que ça change la vie. J’ai pris ce travail avec moi un peu partout avec l’encombrement réduit d’un iPad, et le système de gestion des notes est tout simplement génial. Amis professeurs et étudiants, pensez-y ! Et je ne vous ai pas parlé des séances de chantier de la construction de ma maison… un plan ? hop, iPad. Un devis ? hop, iPad. Une couleur ? hop, Colorix (la tête de mon architecte, sur ce coup…). Mais cela est une autre histoire, que je vous conterai peut-être à l’occasion.

Conclusion

Alors, l’iPad au travail: Outil ou gadget ?

Et bien c’est simple, j’aurais de la peine à m’en passer ! Cette machine apporte un tel confort dans la gestion des documents, tâches et planning qu’elle a remplacé mon iPhone sur mon lieu de travail (celui-ci étant cantonné à un rôle d’appoint et de… téléphone). Si l’on considère l’iPad pour ce qu’il est et que l’on accepte ses limitations, c’est une formidable machine d’appoint, notamment en séance. A l’extérieur cependant, mon iPhone prend le relais pour toutes les tâches nécessitant une connexion Internet.

Bref, n’essayez pas de remplacer votre ordinateur par la tablette tactile marquée d’une Pomme mais utilisez-la dans ce qu’elle a de meilleur à offrir et vous vous demanderez bientôt comment vous pouviez travailler sans elle.

Applications utilisées:

DropBox
Gestion de documents avec synchronisation automatique
Gratuit
Evernote
Prise de notes, y compris audio
Gratuit
GoodReader
Gestion et lecture de documents, prise de notes
0.79 €
iAnnotate PDF
Prise de note sur PDF, y compris dessins
7.99 €
Numbers
Tableur, logs des appels téléphoniques
7.99 €
Pages
Rédaction de documents et de brouillons
7.99 €
Pastebot
Partage le presse-papier de l’iPad avec celui du Mac (copier sur iPad et Coller sur Mac ou inversement)
2.99 €
Things
Gestion de tâches et de projets
7.99 €

En comptant les applications Apple pré-installées: Mail, ContactsSafari et Calendrier, vous voilà équipé de pied en cape pour la modique somme de 35.74 € !

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Mac at work 2 : Choisir sa suite bureautique

Une fois installé et connecté, vient la question fatidique : « Avec quelle suite bureautique vais-je travailler ? »

Ou dit autrement : « Microsoft Office, Open Office ou iWork ? »

Open Office : on y croit, mais non.

Au début de mon expérience, n’étant pas encore certain du résultat, l’objectif était de faire avec les moyens du bords. Ma machine embarquant une vieille version d’Office Mac (98, je crois), je pensait ne pas trop avoir à me faire de soucis de ce côté-là.

Oui, je sais. Je suis un optimiste né.

Et bien, cette solution a dû bien vite être abandonnée.  Oui, 98 c’était il y a 11 ans, et même les produits de Microsoft ont eut le temps d’évoluer (Si, un petit peu. Ne soyez pas mesquins).

why_homeOr donc, n’ayant pas l’intention d’investire dans une suite Office Mac, je me suis orienté vers Open Office. Ca ressemble à MS Office, il y a tout ce qu’il faut (Traitement de texte, tableur, outil de présentation. Comme MS Office) et c’est gratuit (pas comme MS Office).

Malheureusement, il faut se rendre à l’évidence.  Avec tout le capital sympathie du projet Open Source, je ne me suis pas fait à Open Office au quotidien, dans sa version « out of the box ». Je sais que certains vont pousser des hauts cris, mais c’est une question de feeling. L’interface est « bof », l’interaction avec le carnet d’adresses et les données multimédias est inexistante (ou pas vu).

-> Conclusion : Ca ressemble à MS Office mais ce n’est pas MS Office ! (Huez-moi,  rigolez ou immolez-moi à coup de yaourths bulgares, c’est mon avis et c’est comme ça).

iWork

iWorkVous je ne sais pas, mais moi je suis un grand fan de Pages. Ma première prise de contact avec ce soft remontait à la première version, lente et peu aboutie. L’année passée, j’ai acheté iWork pour Keynote… et j’ai redécouvert Page. Et j’adore. Il n’a pas son pareil pour mettre en page un document « visuel » (bien mieux que Word, bien plus simple InDesign).

Seulement voilà, je ne travail pas seul. Et si certains documents sont uniquement traités par moi (en dehors de la version finale en PDF), les autres textes doivent pouvoir être repris et modifiés par mes collègues (qui n’ont pas Page, les pauvres). Certes, je pourrais systématiquement faire un export en format Word, mais cela reviendrait à gérer un document en deux versions. Trop compliqué. Et le résultat n’est pas garanti.

Pour ce qui est de Numbers, son utilisation dans le cadre d’un document de présentation est pafaite mais la réalisation de feuilles de calculs complexes ne me convainc pas encore. Notez que je n’ai pas encore testé la dernière version.

Keynote : just perfect. What else ? (je n’ai plus touché à PowerPoint depuis 6 mois).

-> Conclusion : « iWorks, je l’aime, mais pas les autres. Dommage.»

Microsoft Office

OfficeBack to basics. Après tout ces efforts, retour à la case MS Office. Une première étape a consisté à demander gentillement au responsable informatique si une licence Office 2007 PC ne trainait pas dans un carton, bêtement. Bingo ! (Comme on disait au 20e sciècle). J’ai donc installé MS Office sous Parallels, histoire de ne pas faire l’associal professionnel.

Et bien les amis, sous Parallels, Office ça rame dur ! En tout les cas avec un MacBook Pro qui ne date pas d’hier. J’ai supporté ce régime pendant deux ou trois mois et, finallement, me suis procuré une version Mac d’Office 2008.

Ceci dit, Office dans sa version 2008 est un soft très agréable à utiliser. Un lundi matin d’été ensoleillé, on le trouverait presque « user friendly ». Et croyez-moi, comme d’habitude chez Microsoft, la version Mac est mieux finie que la version PC (Merci la Mac BU).

Word est sympa. Attention toutefois à ne pas sauver vos documents au format docx (par défaut), vos clients ne pourront pas les ouvrir. Oui, Office 2008 n’est pas compatible avec les versions précédantes sans l’ajout préallable d’un plug-in, à trouver sur le site de Microsoft au terme du jeu habituel de « vous avez demandé le plug-in, débrouillez vous pour le trouver » (non, sans rire, le site web de Microsoft est un des plus mal conçu que je connaisse). Ca se passe comme ça, chez Microsoft. (Si on en croit le commentaire laissé par Christophe dans le précédant article, la compatibilité Office Mac / PC n’est cependant pas parfaite).

Côté Excel, il y a du mieux aussi. Il reste la référence en matière de tableur « avancé ». Incontournable. Presque parfait. Amen.

-> Conclusion : « Office 2008, c’est comme Office d’avant mais en moins pire ».

Alors ? Alors la solution pour moi consiste à utiliser Office et iWorks afin de bénéficier du meilleur des deux mondes : la compatibilité d’un côté et l’efficacité de l’autre. Après quelques temps, on jongle très bien avec l’un et l’autre, presque sans s’en rendre compte.

Finalement, la solution absolue n’existe pas (selon moi). Si vous devez vous contenter d’une des deux suites, alors je vote des deux mains pour MS Office version Mac (privilégiez les applications natives). Elle constitue la base indispensable à un travail de bureautique en milieu mixte (PC et Mac).

On peut se passer d’un PC au travail. Pas (encore) d’Office.

Switcher au travail #1: Travailler sans PC, mythe ou réalité ?

Voilà bien longtemps qu’Apple martèle des chiffres concernant le « taux de conversion » des switchers qui font chaud au coeur (et au porte-monnaie de la Pomme). Que le grand publique se rende (enfin) compte de la supériorité qualitative de l’expérience utilisateur sur un Mac n’est que justice. Mais qu’en est-il du monde du travail ?

Si certains secteurs ont toujours été des fervents utilisateurs de Mac (les Arts graphiques, pour ne citer qu’eux), qu’en est-il des autres activités professionnelles ?

Est-il vraiment possible de « Switcher au boulo »?

C’est l’esprit plein de ces vastes questions que j’ai décidé il y a quelques mois de me lancer et de tester « le travail sans PC ». Mais avant de vous conter ma quête, laissez-moi vous planter le décors.

Je travail dans une PME suisse de 12 personnes, actives dans les services en propriété intellectuelle, et plus particulièrement en veille technologique. Depuis environ 20 ans, notre réseau informatique et notre parque de machines sont confiés à un sous-traitant ne jurant que par le système à la fenêtre et les boîtes « gris-tristounes » de Dell. Un environnement 100% PC, donc, dans lequel Office et Exchange jouent un rôle centrale complété de logiciels spéciaux (par ailleurs en voie de remplacement par des web services).

En résumé, l’objet de mon expérience peut se résumé comme suit: Arriverai-je à faire pénétrer un Mac dans un environnement totalement constitué de PC et à travailler avec ?

Bon, ceci dit, depuis l’apparition de mon iPod Touch en séance, il y a de cela un an, 5 collaborateurs sont maintenant équipés d’iPhones et au moins 3 personnes ont des Mac à la maison. L’environnement n’était donc pas complétement hostile à la Pomme.

Bref, j’avais du pain sur la planche. Voici le premier post d’une série qui, je l’espère, aidera tout ceux qui songent à switcher au travail.

Le choix de la machine

Ca, c’était facile, vu que je suis l’heureux possesseur d’un magnifique MacBook Pro (Intel Core 2 Duo, 2.4 GHz, 4 Go de RAM). Equipée de Leopard, de la suite iWork et de la CS3, cette machine me rendait déjà de nombreux services « professionnels » notamment dans la création de documents de promotions. Utilisant un second écran pour plus de confort (un Dell), j’étais curieux de voir comment mon « ventricule gauche » (c’est comme ça que j’appèle mon Mac, je ne pourrais pas vivre sans…) allait s’en sortir une fois branché. Et bien, à part un petit tâtonnement sur les réglages, je dois avouer qu’OSX est bien plus efficace pour la gestion d’un second écran que ne l’est XP. Le seul point ayant nécessité un peu de touillage fut le rendu des couleurs sur le second écran. Mais bon, pour de la bureautique, c’est un détail. Précision: l’écran Dell en question est équipé d’une prise DVI, compatible avec mon MacBook Pro (cette série n’ayant pas encore de mini-DVI), ce qui n’est pas le cas de tout les écran (celui de notre salle de séance n’en a pas, par exemple).

-> Conseil: soyez toujours muni d’un adaptateur DIV -> VGA pour éviter les mauvaises surprises.

dvivga10 centimètres de câble capables de sauver votre journée de travail !

Installer Windows

Le réseau de mon entreprise tournant exclusivement sur PC, il me fallait une machine compatible Windows, ne serait-ce que pour l’utilisation du CRM de Microsoft (Un jour j’écrirai un article sur le CRM de Microsoft. Pour témoigner de mon calvaire. Un seul exemple qui devrait suffire à le bannir de la galaxie: il ne fonctionne qu’avec Internet Explorer. Shame on you M$ !) ou accéder à Exchange (patience, Snow Leopard va apporter la compatibilité Exchange). A partir de là, trois options s’offraient à moi: Parallels Desktop, WM Fusion ou une installation Boot Camp. Personnellement, je ne suis pas enthousiaste à l’idée de devoir redémarrer ma machine sous Windows sans aucune possibilité d’usage de logiciels Mac. Cette éventualité évoquant chez moi l’utilisation d’une Ferrari avec une boite de vitesse de 2cv, exit Boot Camp. (Et surtout, quel intérêt à avoir un Mac si on est coincé avec Windows ?).

ParFusParallels et Fusion sont dans un bateau …

Au vue de ce que j’ai pu lire sur le web, Parallels et Fusion étant très proches l’un de l’autre, c’est sur le premier qu’à porté mon choix (complètement arbitraire, ne cherchez pas plus loin).

C’est là que les choses se sont gâtées… Installer Windows XP Pro, même sur un Mac, est une souffrance similaire au calvaire de Sisyphe, avec un oeil crevé et une jambe en moins ! L’horreur glauque absolue. Pas moins de 4 heures de souffrances discontinues, entre doutes (ça installe encore ?), échecs et redémarrages… mais finalement, ça y est.

-> Conclusion: « Aaarghll, mon Mac affiche l’écran de démarrage de Windows ! Mes yeux fondent ! »

L’intégration au réseau de l’entreprise

A cette étape, il s’agissait de faire en sorte que mon ordinateur soit officiellement autorisé à se connecter au réseau.

Bon, là ça devient délicat. Il faut savoir amadouer le responsable informatique (oui, vous êtes sérieux, vous n’allez tout de même pas faire ça en sous-marin), lui faire accepter que ses doigts ne vont pas fondre si il touche à un clavier retro-éclairé où il n’y a pas de touche « Windows » (dont je n’ai jamais vraiment compris l’usage, cela dit)… Le miens (de responsable, donc) a été très coopératif (si jamais tu lis ça, Stéphane, merci pour ta patience !). Un petit truc pour amadouer un responsable informatique du côté obscure: passez Parrallels en mode plein écran, collez un sticker Dell sur la pomme du capot de votre MacBook Pro et imitez le bruit d’un Latitude.

-> Conclusion: « Ca marche ! Ca marche !… mais comment fait-on un Ctrl-Alt-Delete sur un clavier de MacBook sous windows ? » (réponse: fn-Ctrl-alt-back space, la flèche vers la gauche qui efface le dernier caractère). Mon Mac voit les serveurs de fichiers et semble bien s’accoutumer au climat du réseau.

Et Exchange dans tout ça ?

Mon entreprise utilise un serveur Exchange qui, je dois l’avouer, est un système parfaitement au point. Mise en commun de calendriers et messagerie, rien à redire. Hélas, sur Mac, pas de compatibilité sans IMAP et là, pas question de transiger, c’est « niet ». Je pourrais me rabattre sur le webmail mais les fonctionnalités de celui-ci n’égalent pas Outlook. Sachant que Snow Leopard apportera une intégration complète d’Exchange dans Mail, iCal et Carnet d’Adresses, il s’agissait de trouver une solution temporaire en attendant la sortie prochaine de cette version d’OS X. Ce fut l’occasion d’utiliser un premier jocker et installant Outlook sur Parallels… en attendant mieux.

-> Conclusion: 1 point pour Windows. Jusqu’à la sortie de Snow Leopard, les Mac ne peuvent rivaliser avec les PC sur l’intégration Exchange. Vu la réussite d’Apple avec la licence Exchange sur l’iPhone, je ne me fait aucun soucis sur l’élimination prochaine de cet écueil.

***

Voilà pour le début. La suite de l’aventure arrivera au fur et à mesure. Sachez simplement que depuis maintenant 6 mois, mon Mac m’accompagne tout les matins au travail, que mon Dell n’a pas été allumé une seul fois (il prend la poussière sur le bureau et sert de presse-papier), que je reçois des félicitations (!) pour mes présentation de la part de mes clients (merci Keynote)… Bref, que du bonheur !

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