Ziggy is gone…

Bowie

David Bowie s’en est allé aujourd’hui et les mots me manquent.

Depuis le premier jour où j’ai découvert sa musique, nous ne nous sommes plus jamais quitté.

Certaines de ces chansons me font littéralement pleurer, d’autres me donne le sourire quelque soit la situation.

Je ne supporterai probablement pas les hommages « chantés » que tous les vautours sans talent ne vont pas manquer de nous asséner.

Il ne me reste plus qu’à fermer mon ordinateur et aller vivre sur Mars.

Il ne reste plus que la musique.

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Ca sent encore (assez) bon en Suisse, merci

C’est la fleure au fusil et rempli de confiance que le bon Jonathan Ive avait déclaré il y a environ une petite semaine que cela allait sentir « mauvais » en Suisse une fois que la montre d’Apple serait sur le marché (lire ceci et cela).

Maintenant que la Watch est sortie et que l’on a quelques idées sur ses qualités (un peu moins sur ses défauts, hein. C’est marrant que l’autonomie de la batterie n’ai pas été évoquée…) et surtout sur son prix, il serait peut-être temps d’apprendre quelques réalités à Jony quant à ce qu’est l’horlogerie suisse.

Apple_-_Apple Watch_-_Design

Le marché auquel Jony pense donner des relents d’excréments représentait en 2013 un volume d’exportation de plus de 20 milliards de francs suisses pour plus de 28 millions de montres vendues, toutes marques suisses confondues (source: statistiques de la Fédération Horlogère Suisse).

Or, la répartition des exportations suisses par gamme de prix est la suivantes:

Sans_titre

Le produit lancé par Apple devant, selon toute vraisemblance, coûter environ CHF 325.-, il se situe clairement dans la catégorie de produits allant de 200 à 500 CHF (170 à 410 €), soit celle représentant environ 17% de la totalité des montres exportées par la Suisse en 2013. Pour vraiment capter une part substantielle du marché de l’horlogerie suisse, Apple devrait sortir un modèle à moins de 200 CHF. Mais ce n’est pas vraiment le trend, n’est-ce pas ?

Oh, and one more thing, mister Ive. Il est aussi (un peu) intéressant de regarder le chiffre d’affaires dégagé par l’exportation des différentes gammes de prix.

Sans_titre

Pas de bol, la gamme retenue par Cupertino ne représente ici « que » 1 milliard 492 millions de francs suisses (1 milliard 235 millions d’euros), soit 7% du total du chiffre d’affaires réalisé à l’exportation par l’horlogerie suisse en 2013 (total: 20’618,6 Mio CHF).

Alors à moins que la version « Edition » ne coûte environ de 8’400 CHF (prix moyen de la gamme supérieure) et soit vendue à plus de 1’600’000 exemplaires, je crois que l’on ne va pas encore commencer à paniquer tout de suite du côté de la Suisse. D’autant plus que ce segment de marché (qui pèse 65% du chiffre d’affaires…) est constitué quasi exclusivement de pièces mécaniques, issue de marques aussi prestigieuses que technologiques. Bref, on est très (très) loin de la montre électronique, là.

Après, je peux très bien me tromper, hein. Surtout à long terme.

Disons que je n’y crois pas trop pour le moment et qu’à la place de M. Ive, je m’informerais un peu avant de balancer des déclarations aussi péremptoires. Qu’Apple s’empare du marché des horlogers suisses avec une montre électronique à moins de 500 CHF reviendrait à tuer le marché de Porche, BMW, Ferrari et Bugatti en vendant des Dacia Logan… C’est possible, mais peu probable.

Si il faut tirer un premier bilan à chaud de la présentation de hier soir, c’est plutôt que la révolution chez Apple se situe en cela que la Pomme, pour la première fois de son histoire, s’attaque à un marché par le bas de gamme. Et ça, pas certain qu’Apple sache le faire aussi bien que par le haut.

Vendredi vidéo – Pas vu pas pris

Tout a commencé en 1995 lorsque Canal+ commande un sujet au journaliste Pierre Carles sur le thème des rapports entre journalistes et hommes politiques…

Un document indispensable qui est enfin visible, grâce à Youtube.

La 3D c’est du passé

Il faut que je vous dise, je déteste les films en 3D.

Non, comprenez-moi bien, ce n’est pas que la 3D m’agace un peu ou m’incommode légèrement. Elle me les brise carrément menu, si vous me permettez l’usage de cette expression aussi familière que fidèle à mes sentiments.

Pourquoi ? Parce que la 3D ne sert à rien.

Enfin quand je dis « à rien », j’exagère. Elle ne nous sert à rien à nous, les moutons spectateurs, hein. Parce qu’elle sert à gagner plus de pognons aux exploitants de salles (en surtaxant les séances ou louant/vendant des lunettes) et aux producteurs (ah, le bonheur de pouvoir sortir une deuxième fois Star Wars et Titanic juste en ajoutant un « 3D » à l’affiche et un pauvre effet de profondeur à l’image… good money, minimum effort).

« Pour chaque dollar dépensé sur un film 3D le retour sur investissement moyen au box office mondial est de $3.69 alors qu’il est en moyenne de $2.51 pour un film en 2D. »
Traduction libre de « The Rise of 3D« 

Non parce que franchement, qu’apporte la 3D à un film sur le plan artistique ? Une fois passé l’effet « ouah on dirait qu’il neige dans la salle » ou « oh comme la falaise a l’air d’être haute » ressenti lorsque l’on assiste à sa première projection, le relief devient plutôt anecdotique voir carrément encombrant (voir à ce titre l’excellent The Hobbit de Peter Jackson dans lequel la 3D passe inaperçue).

Jusqu’ici, vous me direz que c’est une question de goût et que je suis certainement en train de virer vieux schnock, ce qui est parfaitement plausible.

Permettez tout de même que je pousse mon petit coup de gueule (et même si vous permettez pas, je vais quand-même le faire, je suis chez moi ici, non mais). Je me moquerais totalement de la 3D si:

  • j’avais le choix entre 3D et 2D (j’habite dans une petite ville et ce choix n’existe pas).
  • les séances n’étaient pas surtaxées.
  • la luminosité du film n’était pas pourrie par les filtres polarisants des lunettes.
  • elle ne se faisait pas au détriment de la qualité scénaristique.
Et ce dernier point est tellement important que je vais révéler un secret bien gardé, à l’attention des studios Hollywoodiens:
« Selon une étude scientifique très poussée, il semblerait que projeter un film en 3D ne donne pas de profondeur aux personnages. »
Etude sur l’impact de la 3D sur la qualité des productions cinématographiques au 21e siècle, Moi-même et Al, MacBrains 2012.

Quelle révélation, hein ? Bon, il faut les comprendre, les studios. Une fois payé les techniciens qui transformeront le film en 3D, il ne reste pas grand chose à donner aux scénaristes pour qu’ils inventent de vraies histoires avec des personnages fouillés. Je caricature ? Si peu. La preuve par l’image:

Illustration tirée de « Why 3D movies need to die » par The Oatmeal

Ceci pour vous dire que la 3D n’apporte rien sur le plan de la narration, du développement des personnages ou des sentiments ressentis par le spectateur (elle ne vous fera pas verser une larme, sauf si vous souffrez du port des lunettes). Pire, dans le but évident de tirer partie du faible potentiel de cette technologie et de déclencher le « oh comme la falaise a l’air d’être haute » évoqué ci-dessus, les réalisateurs tendent à systématiser certains plans « typiquement 3D compatibles », donnant un méchant air de famille à la plupart des blockbusters actuels. La petite vidéo ci-dessous, bien qu’humoristique, en est une excellente illustration.

« Oui mais la 3D est une révolution technique comme le furent le son ou la couleur. Tu t’y habitueras. » me répondrez-vous en coeur, plein de la candeur des optimistes acharnés.

FAUX !

la 3D au cinéma n’est pas nouvelle. Elle date même des origines du 7e art puisque les Frères Lumières eux-même en ont fait usage pour leur court métrage « L’arrivée du train… ». Elle a accompagné l’industrie du cinéma tout au long de son existence, telle une méchante grippe revenant vous pourrir la vie à intervalle régulier avec l’entêtement d’un agent de télémarketing. Même les Nazis l’ont utilisé à des fins de propagande (Et un point Godwin, un !). Le nombres de films qui ont été projetés en 3D est gigantesque et nous vivons actuellement la 4e vagues de films en 3D de l’histoire du cinéma, comme le prouve cette superbe image ci-dessous :

(Clic = très très grand, attention, elle pèse 10 Mo | Source)

Tout espoir n’est donc pas perdu de voir prochainement disparaître cette plaie visuelle (ou du moins d’assister à une réduction de son omniprésence), d’autant plus que les statistiques de fréquentation ne lui sont pas forcément favorables (lorsque les spectateurs ont le choix 2D / 3D, lire à ce propos l’excellente analyse de Slate Is 3-D Dead in the Water? ).

Bref, la 3D c’est du passé et pour moi cela se résume à ceci:

Illustration tirée de « Why 3D movies need to die » par The Oatmeal

… un gadget que l’on oubliera bien vite.

* * *

Sources:

  • Certaines illustrations viennent de l’excellent site theoatmeal.com
  • L’image présentant tous les films en 3D a été vue su le scoop.it de thomesss
  • La video Every 3D Movie is the Same a été pêchée sur Laorosa

Pour aller plus loin sur le sujet:

Ed Conway à Apple: Je suis venu te dire que je m’en vais (tant mieux).

Edmund Conway est journaliste économique pour Sky News et était un grand fan d’Apple. J’écris « était » car il vient d’adresser une véritable lettre de rupture à Tim Cook (le CEO d’Apple, pour ceux qui ont passé la dernière année sur Pluton, quoique même là…).

Après 13 ans de passion pour les produits à la pomme, après avoir acheté tout ce qui lui tombait sous la main (oui, même un Cube, c’est dire), après avoir confié les moindres parcelles de sa vie numérique à la firme de Cupertino et même (comble de l’aliénation mentale) écrit un blog vantant le succès d’Apple et sa capacité d’innovation, Ed a décidé que « trop c’est trop » et a viré Apple de sa vie.

L’article expliquant sa décision étant pauvre en arguments pertinents et surfant sur la vague du « Apple c’est devenu caca », je me permet de vous faire profiter d’un coup de gueule dont je suis coutumier face à l’opportunisme de certain journalistes.

Les raisons de sa rupture tiennent en 5 points:

1. iOS 6

« Every change you’ve made is negative. »

Pour Ed, cette itération est trop bâclée (Plan) et prend des virages trop abruptes (voir le passage sur iTunes Match). Personnellement, je répondrait à Ed que rien ne l’obligeait à passer à iOS 6 mais on peut difficilement lui donner tord sur cette impression de déception (j’en parlais ici, si si, lisez le début).

2. Ils se sont perdus

« […] there were two things I could rely on from Apple. The first was that your products would work far better than PCs. […] The second thing is that although you weren’t necessarily the most innovative company out there, you would just do it right. »

Le second reproche adressé à Apple par Ed Conway est en gros de ne rien avoir lancé de réellement innovant depuis l’iPad. « iCloud n’est pas aussi bien que Dropbox, FaceTime fait pâle figure face à Skype,… » la liste des récrimination s’allonge mais ne comporte que des exemples de logiciels.

L’argumentation est un peu courte à mon sens et l’on fera utilement remarquer à l’auteur que l’iPad date du 3 avril 2010 (« seulement » 2 ans et demi) et qu’un développement de produit révolutionnaire demande quand même un peu de temps.

3. Apple n’est plus cool

« Apple used to be edgy; it used to be associated with the counterculture; it used to be rebellious. […] There was something cool about that attitude. »

Cet argument est certainement celui qui m’agace le plus. Qu’on se le dise un fois pour toute: Apple est une entreprise à but lucratif !

Confondre le caractère de ses fondateurs avec son objectif commercial est non seulement stupide, mais relève de l’aveuglement le plus naïf. Et si Apple a su jouer de cette confusion (cf la campagne de publicité « Think Different »), cela n’en restait pas moins une stratégie commerciale visant à vendre plus de produits et (je simplifie volontairement pour que tout le monde comprenne, même les journalistes « économiques » de Sky News) faire plus de pognon.

Toutes les entreprises ont ce but. Créer de la valeur est leur finalité. Ca s’appelle l’économie de marché. Croire qu’une entreprise veut être rebelle est se méprendre sur ses intentions réelles. Confondre « volonté de rupture technologique et commerciale » avec « révolution sociale » est assez navrant de la part d’un journaliste économique.

Achetez les produits d’Apple parce qu’ils font ce que vous attendez d’eux, pas pour qu’ils vous rendent plus cool…

L’exemple ultime de cette perte d’esprit rebelle  pour Ed Conway ? Avoir doté les MacBooks d’un port SD !

Personnellement, j’utilise très régulièrement ce port pour décharger mes pauvres photos depuis mon EOS 1000. Pas besoin de câble et très rapide. Alors désolé, Ed, mais il va falloir trouver mieux que ça.

4. Apple se moque de nous

« the final straw was when you decided to replace the dock on the bottom of all your iPhones and iPads with the new “lightening dock”. »

Là, je n’ai rien à y redire, ce nouveau connecteur est une erreur. Mais pas comme s’en plaint l’auteur parce qu’il ne fonctionne pas avec les anciens périphériques (personne ne vous oblige à changer d’iPhone à chaque lancement de produit, Ed. L’obsolescence programmée l’est avant tout dans votre tête).

Non, à mon sens Apple devait changer son connecteur mais pour adopter une prise mini-USB standard.

La réaction de Conway ? Jeter son iPhone et le remplacer par un Samsung. Là, pardon M. Conway, mais question compatibilité avec vos périphériques iPhone, y’a pas photo, vous allez faire des économies…

5. Ed n’a plus besoin d’Apple

Et non. Révélation. Edmund Conway, journaliste économique de son état, vient de réaliser qu’il n’a plus besoin de cette vilaine société capitaliste et consumériste qui en veut à ses sous.

Pourquoi ?

Parce qu’il peut très bien se débrouiller avec Google. Une société qui, comme chacun sait, n’a qu’un seul objectif : Don’t be evil.

Aux innocents les mains pleines (et le poches vides).

iOS 6 et IDFA : Disparaissez du radar des annonceurs

Que vous le sachiez ou non (iGen.fr en parlait au début du mois), Apple permet aux annonceurs de vous pister lors de votre utilisation d’un terminal sous iOS 6. Cette technologie répondant au doux nom de IDFA (pour IdentifierForAdvertising) a été mise en place par Apple afin de remplacer l’utilisation de l’UDID par des tiers (l’UDID est le numéro de série de votre terminal).

S’il est permis de s’interroger sur cette pratique, il faut savoir que vous pouvez très bien y échapper. Voici comment procéder:

1. Rendez-vous dans Réglages de votre terminal iOS 6

2. Allez ensuite dans Général

3. Puis Informations

4. Et tout en bas, dans Publicité

5. Activez (!) l’option Suivi publicitaire limité

Vous avouerez tout de même que sur ce coup là, Apple est un peu tordue. De un, il faut volontairement se retirer du programme de suivi publicitaire (Opt-out en bon français), et ça c’est pas glop. De deux, il faut activer une option nommée Suivi publicitaire limité pour ne plus être l’objet d’un suivi publicitaire illimité. Amateurs de double négation, régalez-vous.

Bref, jetez un oeil dans les réglages de vos appareils et faites passer le mot.

[via]

Le Plan pub d’Apple

Pour faire suite à l’article d’hier et afin d’illustrer le type d’avantages qu’Apple tire de la maîtrise de son applications de cartographie, cette petite capture prise cet après-midi à Genève.

L’Apple store est non seulement le seul commerce indiqué (alors qu’il se trouve au milieux d’une zone commerçante), mais il bénéficie d’une icône plus foncée et plus visible que toutes les autres.

Qui maîtrise la carte, maîtrise la pub…

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