The Cave

Le créateur des bons vieux jeux point ’n’ click Monkey Island et Maniac Mansion, Ron Gilbert est de retour! Par la petite porte, certes mais quand même. Par le biais de la societé Double Fine de son pote Tim Schafer (autre ex de chez LucasArts à qui l’on doit les non moins légendaires jeux d’aventures que sont Full Throttle, Grim Fandango ou encore Psychonauts et Brutal Legend), il nous livre un petit jeu fort sympathique uniquement disponible en ligne: The Cave.

enter the cave

Vous dirigez un groupe de 3 aventuriers complétement loufoques parmi 7 (un moine sadique, des jumeaux démoniaques, un péquenaud amoureux, un chevalier couard, une aventurière narcissique, une scientifique tarée et une voyageuse dans le temps jalouse) partant à l’assaut d’une caverne mythique (et parlante. Si, si. Elle fait même la narration du jeu!). Pas vraiment des héros au sens classique du terme, puisqu’ils sont plutôt poussés par leur plus vils et égoïstes instincts pour trouver l’objet de leur désir.

the cave-the dragon

The cave se présente comme un puzzle-game avec quelques phases de plate-forme dans une superbe ambiance 2.5D chatoyante et cartoonesque. Il s’agit de trouver la sortie de plusieurs zones dont la sortie est bloquée. Chaque personnage a une zone qui lui est dédiée mais on traverse aussi des zones communes à tous. On ne peut pas mourir dans ce jeu, ce qui nous permet de tester toutes sortes de combinaisons car vos aventuriers devront souvent mettre en commun leur compétence respective pour triompher des énigmes qui parsèment la grotte (le chevalier peut devenir invincible, la voyageuse dans le temps peut se téléporter, la scientifique hacker les systèmes de sécurité etc…) Il y a donc plusieurs moyens de résoudre un problème selon le trio que l’on aura choisi.

Il faudra envoyer vos personnages dans 3 époques différentes pour triompher du niveau de la voyageuse temporelle

Il faudra envoyer vos personnages dans 3 époques différentes pour triompher du niveau de la voyageuse temporelle.

Alors évidemment, si bouger des caisses ou tirer des leviers vous provoque des poussées d’eczéma alors The Cave risque de vous rebuter quelque peu…mais si vous n’êtes pas insensible à l’humour cynique et absurde, vous ne pourrez que tomber sous le charme de l’écriture de Ron Gilbert. Ce jeu est court (environ 2h-2h30 pour arriver au bout mais il en faudra plus pour voir la fin avec chaque personnage), très fun et pas prise de tête (les énigmes ne sont pas vraiment compliquées). Le parfait petit jeu pour nous aider à patienter jusqu’au prochain blockbuster vidéoludique (Bioshock Infinite, où es-tu?)

Vendredi vidéo – Borderlands 2

La vidéo de la semaine est l’introduction du superbissime Borderlands 2.

Suite du rafraîchissant et surprenant Borderland 1 (c’est logique, vu le titre), BL2 est tout simplement une pure merveille vidéoludique.

Pour peu que vous ne soyez pas rebutés par les FPS (ou « Jeux de tir »), les RPG (ou « Jeux de rôle), la SF (ou « Science Fiction… Non mais il faut sortir de temps en temps), Mad Max, Indiana Jones, les Poneys et que vous ne soyez pas totalement étanches à l’humour absurde et au second degré régressif, ce jeu est fait pour vous.

La séquence d’intro ci-dessous donne le ton (The Heavy à l’origine de Short Change Hero que vous y entendez place également un second titre en fin de jeu, le sublimissime How You Like Me Now. Les deux titres étant tirés de l’excellent album The House That Dirt Built).

Ajoutez à ce tableau déjà passablement dithyrambique ce qui est certainement un des (le ?) meilleurs méchant de l’histoire récente du jeu vidéo (une bonne histoire c’est avant tout un « bon » méchant, non ?) et un doublage français absolument parfait et il ne vous reste plus qu’à vous jeter dessus.

Croyez le, ce jeu vaut le détour, nous n’avions plus rigolé autant depuis le cultissime Portal 2 ! Et puisqu’il vient de sortir sur Mac, pourquoi hésiter plus longtemps ?

PS: oui, je sais, l’abus d’adjectifs se finissant en « -issime » est mauvais pour la santé. Mais un petit excès de temps en temps ne fait pas de mal.

L’arbre généalogique du jeu vidéo

Force est de constater que MacBrains glisse dans une douce torpeur automnale, signe avant-coureur de la saison d’hibernation (ou d’une mort lente par hypothermie, vu la température extérieur).

Alors pour vous prouver que ce site bouge encore (merci à Jérémie d’avoir tenu le fort en mon absence), voici une infographie que j’ai retrouvé en dépoussiérant mon Instapaper. Publiée originellement le 12 novembre 2011 (oui, c’était il y a une année tout rond. Je suis d’une très grande réactivité…), cette image présente « L’incroyable généalogie du jeu vidéo » de 1642 à nos jours.

clic = grand (comme il est d’usage)

[via owni.fr]

%d blogueurs aiment cette page :