Prison avec vue

Par David Borel

Alors comme ça, le Mac App Store est enfin arrivé. Pour l’installer, vous devez passer votre machine en OS X 10.6.6 (à priori rien à signaler de ce côté) et, au redémarrage, votre dock présente une nouvelle icône.

Vous cliquez dessus, acceptez les nouvelles conditions iTunes, insérez votre identifiant MobileMe et c’est parti.

Si vous utilisez iOS, surtout sur l’iPad, vous ne serez pas perdus, c’est pareil. Bon, je ne vais pas vous faire le tour en détail, vu que vous allez lire plein de choses à gauche et à droite, sans doute jusqu’à la nausée. Juste vous livrer mes impressions à chaud.

  • L’accès aux applications gratuites n’est pas super évident. Ou alors par le classement des applications, mais il n’y en a que 14 (!) il y en a 74.
  • L’achat est diablement (et dangereusement) facile. J’ai immédiatement mis la main sur Tweetie 2 (qui semble très bien et est gratuit), le processus est aussi simple que sur iOS.
  • iWorks est en version 09, autant pour la rumeur d’une sortie de la version 10 avec l’App Store.
  • Il y a une section « Mise à jour », comme sur iOS.
  • La catégorie « Jeux » semble bien fournie (tiens Osmos, Zen Bound 2 et Angry Birds…).
  • Le bouton « Assistance » ne mène nulle part (donc pas d’info sur les licences).

Bon, et alors ?

Et bien ça va changer beaucoup de chose. Certes, pas pour les utilisateurs avancés qui avaient l’habitude de trouver / acheter / installer des logiciels. Non, ça va changer pour les 90% d’utilisateurs qui ne savaient pas installer une application sur leur ordinateur (je t’aime, maman) et qui vont maintenant pouvoir le faire d’un simple clic dans l’App Store. La simplicité de cette boutique va certainement dopper l’installation de softs.

Ensuite, cela va profiter au petits développeurs (surtout ceux présents sur iOS) en leur donnant de la visibilité. Cela va certainement aussi faire baisser un peu le prix des logiciels (et monter celui de l’action d’Apple).

Enfin, en passant par le système de validation d’Apple, les applications proposées seront garanties « sans virus », ce qui est un des grands avantages d’une boutique de ce type (comprenez « fermée »).

Le revers de la médaille (qui justifie le titre de cet article) est que l’utilisation de cette boutique en ligne va enfermer encore un peu plus les utilisateurs dans l’écosystème se développant autour du pommier de Cupertino. Il se murmure même sur Twitter que les application utilisant Flash seraient bannies de l’App Store (à vérifié, hein).

Et quid de la gestion des licences de softs ainsi achetés ? Pourrons-nous les installer sur plusieurs machines (comme sur iOS) ? Au moins, les applications s’installent toujours dans le dossier « Applications »… (à ce propos, voir la mise à jour en pied d’article).

L’App Store est donc une prison. Une prison avec vue panoramique et dont la porte n’est pas verrouillée (nous pouvons toujours installer des applications nous-même), mais n’est-ce pas la première tour de l’édifice qu’Apple construit patiemment avec sa futur fusion iOS – OS X ?

L’avenir nous le dira. En attendant, ne boudons pas notre plaisir et cliquons allègrement sur le bouton « acheter » pour fêter ça.

* * *

Mise à jour:

Comme prévu, les informations commencent à tomber en masse. Ainsi, les logiciels achetés peuvent être installé sur autant d’ordinateur que l’on veut, du moment que l’on utilise sont identifiant iTunes. Donc si on utilise son ID sur l’ordinateur de quelqu’un d’autre, on pourra installer une application déjà achetée. La question est ensuite de savoir si repasser à l’ID d’origine (celle du possesseur de la machine) permettra de continuer à utiliser l’application (la mise à jour ne sera évidemment pas possible). Cette question se pose par rapport à ce qu’il était possible de faire avec une licence Family pack, par exemple.

A lire chez les membres de la Tribu MacBrains :

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