Les hommes qui ne furent jamais James Bond

Nous sommes en 1967, Sean Connery vient de quitter le rôle de James Bond après 5 films qui lui ont apporté la renommée que l’on sait. Les producteurs se mettent donc à la recherche d’un remplaçant et organisent un casting pour le film On Her Majesty’s Secret Service. Le magazine LIFE envoi le photographe Loomis Dean à la sélection finale dont sortira vainqueur un certain George Lazenby. Si certaines photos ont été publiées en octobre 1968, LIFE en a mis en ligne d’autres qui n’avaient jamais été publiées. L’occasion de découvrir les visages qu’aurait pu avoir le James Bond de l’après Connery.

Montage des 5 finalistes (sur environ 400 prétendants) du casting. De gauche à droite: John Richardson, Hans de Vries, Robert Campbell, Anthony Rogers et George Lazenby.
La série complète comptant 30 photos est à voir sur le site de LIFE.
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Vendredi c’est cinéma

Vendredi est là et vous vous ennuyez ferme avant le week-end ? Vous aimez le cinéma et les infographies ? Voici de quoi occuper votre après-midi pause café.

The Michael Bay Formula to success : Give’em what they want ! Booooom !

(vu sur Filmdrunk)

L’industrie du cinéma pleure toutes les larmes de son corps que le piratage la tue à petit feu ? L’infographie suivante montre chiffres à l’appui que les dix films les plus piratés sont aussi ceux qui trônent au sommet de la liste des films les plus rentables de l’histoire du cinéma (Avatar: US #1 et Monde #1, The Dark Knight : US #3 et Monde #10, Transformers : US #12 et Monde #4, Inception : US #43 et Monde #29, Hangover : US #52 et Monde #71, Star Trek : US #58). Seule exception: l’énormissime Kick Ass que les majors peuvent se reprocher tout seuls d’avoir torpillé faute de lui avoir donner la distribution qu’il méritait…

(vu sur Damn Cool Pictures)

Sachez-le, nous vivons au Cinezoïque (ère à laquelle le cinéma quitte l’écran pour investir d’autres surface, selon Lait Noir). Ce terme est également le nom d’une installation de 21 mètres vous faisant parcourir la ligne du temps du cinéma.

The Dark Knight Rises: premier trailer cinéma

Vous le savez, nous ne résistons pas à un bon film tiré d’un bon comic book. Et dans le genre, les Batman de Nolan sont de pures chefs d’oeuvres. Le dernier volet de la trilogie sort en juillet 2012 et chaque élément distillé par la production rend l’attente toujours plus difficile.

Ainsi, après l’affiche présentée la il y a deux semaines (voir Cinéma: 2012 Rises), voici le lancement cinéma officiel. Et ça s’annonce plus que prometteur. Enjoy !

Cinéma: 2012 Rises

Amis cinéphiles, réjouissez-vous: 2011 est presque derrière nous et déjà se profile une cuvée cinématographique 2012 des plus prometteuse.

Dans la liste des 10 films que j’attends le plus l’année prochaine se trouvent:

et le dixième…

Vous je ne sais pas, mais moi cette seule affiche suffit à me filer la chaire de poule. Dernier chapitre de la trilogie de Nolan, Catwoman, Bane et Ra’s Al Ghul… l’attente jusqu’à l’été va être très dure. Heureusement que pour patienter nous avons les superbes jeux Batman Arkham Asylum (maintenant aussi sur Mac) et Batman: Arkham City.

Même pas Cap

Les adaptations cinématographiques de comics ont le vent en poupe, ce n’est un secret pour personne. Et aux commandes de ce petit monde, Marvel dispose d’un réservoir quasi inépuisable de héros et d’aventures qu’elle exploite avec succès depuis une bonne dizaine d’années.

Quelques chiffres pour s’en convaincre ? Les X-Men (1,2 et 3) ont rapporté en moyenne 384 millions de dollars par film (pour un budget moyen de 136 millions), Iron Man 1 et 2 ont permis un retour sur investissement moyen de $ 434 million (budget moyen: $ 170 millions, revenu moyen: $ 604 millions) et Spider Man 3 a rapporté à lui tout seul 890 millions de dollars (pour un budget de $ 258 millions)*.

Bref, les films de super héros, ça rapporte gros (sauf Punisher qui a réussi à perdre 25 millions). C’est sans aucun doute le constat fait par les exécutifs de Marvel qui, ayant allègrement exploité les icônes phare de leur production, se sont mis à se creuser le neurone pour trouver un projet leur permettant d’acheter de plus gros Yachts.

Avengers Assemble !

Qu’y a-t-il de plus alléchant (et de plus prometteur commercialement) qu’un film avec un super héros ? Un film avec plein de super héros. Or il se trouve que le catalogue Marvel recèle d’arcs narratif relatant les aventures d’un groupe de héros appelés les Vengeurs (Avengers in english). « Banco!  » se sont écriés en choeur les directeurs de Marvel, la bave aux lèvres devant tant de revenus potentiels, « Nous allons faire un film par personnage et ensuite les réunir tous dans une méga production ».

Le résultat jusqu’ici ? Thor et Captain America…

Permettez que je glisse comme limace sur verglas sur le premier et que je déverse ma bile sur le second. Car c’est l’objet de cet article, après tout.

Scout toujours

Si vous ne connaissez pas Captain America, imaginez un boy scout de 2 mètres en juste au corp bleu, avec des bottes à revers et… un bouclier portant la bannière étoilée.

Voilà, vous savez tout ce qu’il y a à en savoir. Car Captain America n’a pour lui que le fait d’être le premier personnage a avoir été créé par Marvel. En dehors de cela, point de message du genre « avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités », point de fêlure du type « je suis l’homme le plus intelligent et riche du monde, j’ai une armure qui vole mais aussi un sérieux problème de boisson et de sociabilité », ni même de pseudo profondeur mythique comme « je suis le dieu du tonner, fils d’Odin, mais je n’arrive pas à emballer au premier rendez-vous ».

Rien. Nada. Que pouic.

Vous pouvez lire tous les arcs narratifs de Captain America (et j’en ai lu ma part), ce héros est aussi lisse qu’une piste de curling, aussi monolithique qu’un carambar et aussi profond qu’une BD de Martine.

Alors quand l’équipe (très nombreuse mais néanmoins au complet) de MacBrains est aller voir le film lui étant consacré, les pire craintes m’habitaient. Comment un film sur un personnage qui n’a de raison d’être que par ceux qui l’entourent (voir Civil War) peut-il donner quelques chose d’intéressant (qui plus est lorsqu’il n’est pas entouré)?

Once upon the time

J’avoue que la première partie du film m’a captivé. La genèse du Captain, fidèle aux écritures marvelliennes, se laisse regarder (l’immense Tommy Lee Jones, le décidément très méchant Hugo Weaving et la croquante Hayley Atwell n’y étant pas totalement pour rien). La première action du super soldat (sans costume ni bouclier) est totalement réussie. L’idée de ses débuts « opérationnels » comme collecteur de fonds pour l’effort de guerre est carrément brillante.

Puis arrive le milieux du film. On passe aux « choses sérieuses », Captain America passe à l’action et l’intérêt des spectateurs l’arme à gauche. Oui, ce film qui avait si bien commencé, qui recèlerait tant de trouvailles, bascule dans une panouille tout juste digne du film de 1990 (cf Hollywood et les comic book movies).

Dialogues lourdingues (« Mais qui êtes-vous ? », « Je suis Captain America »… j’ai pouffé), scènes d’action boliwoodiennes (mention spéciale à la poursuite en moto…), partie de frisbee et trauma larmoyant (le meilleur amis mourant dans le feu de l’action). C’est lourd, c’est moche et c’est indigeste au point que l’on se demande si Joe Johnston n’a pas laissé la réalisation de la fin de son film au type qui faisait les cafés, histoire d’aller manger un pizza 4 fromages en regardant le foot.

Bad to the bone

Un bon film d’action c’est avant tout un bon méchant (enfin un méchant méchant mais bon dans le sens qu’il est vraiment méchant… enfin, je me comprend). Et le méchant de ce film c’est… la 3D !

J’avoue, je n’aime pas la 3D. Je l’exècre, même. Mais là, franchement, elle n’apporte RIEN. Pas un seul plan qui en tire partie, ce qui est tout de même assez fort pour un film d’action. En plus, elle rend l’image floue et sombre. Non, s’il vous plaît, je veux bien que vous majoriez le prix de vos films, là, mais arrêter avec cette manie de mettre de la 3D partout. Sur un film sans épaisseur, ce n’est pas la 3D qui va donner de la profondeur aux personnages…

Ah oui, il y a aussi un méchant nazi qui a trop pris le soleil sans écran total, mais il est anecdotique puisque ce n’est pas lui qui a raison du héros. Non, le personnage le plus dangereux du film, le seul qui mette Captain America en échec c’est… le pilote automatique (on y apprend au passage que les allemands écrivaient leurs tableaux de bord en anglais). On se croirait dans un film d’Abrahams et Zucker sauf qu’eux ils faisaient exprès d’être absurdes.

Bref, un zéro pointé pour ce navet qui, je l’avoue, ne présage rien de bon pour les Vengeurs et le futur des adaptations de comics Marvel. Cet univers aurait-il donné ce qu’il a de meilleurs (X-Men: First Class)? Ne serait-il pas temps de passer à autre chose ?

* * *

* chiffres tirés de l’IMDB, of course.

Dans les même saveurs, le patron vous propose:

Wilhelm

Quel point commun y a-t-il entre les 6 volets de Star Wars, la trilogie Indiana Jones (… un 4e film ? mais enfin voyons, il n’y a jamais eu de 4e Indiana Jones…), Spaceballs, Gremlins 2, Batman Returns, Die Hard, Spide-Man, la trilogie su Seigneur des Anneaux, Taxi, Madagascar, Wallace & Gromit, X-Men, Cars, Red Dead Redemption, God of War, Megamind, Docteur House (S07E15), Captain America: The First Avenger et Game of Thrones (S01E09) ?

Vous ne savez-pas ?

La réponse est: un cri.

Oui, un cri.

Un effet sonore utilisé à l’origine dans un Western et renommé depuis le Cri Wilhelm.

Voici ce qu’en dit Wikipédieu:

Le cri Wilhelm a été popularisé par le bruiteur de la saga Star Wars, Ben Burtt, qui retrouva l’enregistrement original du son sur une bande étiquetée « Homme se faisant dévorer par un alligator ». Cet enregistrement, à l’origine, a été utilisé au sein d’un certain nombre de films de la Warner. Bien que sa première utilisation connue date du film Les Aventures du capitaine Wyatt, Burtt baptisa l’effet sonore d’après « Pvt. Wilhelm », un personnage secondaire qui poussait également ce cri dans le film de 1953 : The Charge at Feather River, et commença à tenter de l’inclure dans chaque film sur lequel il travailla. C’est son utilisation dans les films de la saga Star Wars qui amorça une private joke avec Richard Anderson, puis les monteurs de « Skywalker Sound, et aux Weddington Productions (qui est devenu depuis une division de Technicolor Sound Services).

Ce cri, vous le connaissez certainement car il se retrouve dans plus de 150 films à ce jour (une liste non exhaustive se trouve ici)

X-Men: le commencement

Par Jérémie Borel

J’offre des cours de photoshop gratuits au graphiste qui a commis cette affiche

Après sa parodie des films de super-héros (le très fun Kick-ass), l’anglais Matthew Vaughn en réalise enfin un vrai, X-Men: le commencement et s’arrange pour frapper un coup de maître, relevant une franchise qui s’était étalée dans la boue depuis deux films (le médiocre X-Men 3: l’affrontement final, qu’il avait refusé de réaliser et le consternissime X-Men Origins: Wolverine qui faisait passer un épisode de Gossip Girl pour une œuvre  de Terrence Malick).

1962, Charles Francis Xavier est mandaté par la CIA pour former un groupe d’agents mutants afin de contrecarrer les plans d’un certain Sebastian Shaw qui cherche à monter les USA contre les soviétiques en vue de créer la 3ème guerre mondiale. Il va croiser la route d’un jeune mutant, Erik Lehnsherr, le futur  Magneto et leurs opinions vont diverger sur l’avenir laissé par l’humanité aux mutants.

First (très) Class

Vaughn réussit le pari de redorer la blason de l’univers X-Men en y injectant du sang neuf. Nouvelle époque (les années soixante, préquelle oblige), nouveaux mutants et donc nouveau casting mais surtout une bonne dose de totale badass attitude qui était honteusement absente du reste de la franchise (particulièrement sur l’épisode dédié  à Wolverine où on s’attendait légitimement à autre chose qu’à des découpages de lavabo et des parties de cache-cache en forêt). Michael Fassbender (le lieutenant Hickox de Inglourious Basterds) traquant les anciens nazis responsables de la mort de ses parents, délivre une prestation de dingue  et bouffe tout le film. On aurait aimé que cet aspect du métrage soit plus profondément traité, tant le personnage de Magnéto est fascinant (un film entier sur ses origines devait être réalisé mais fût abandonné en cours d’écriture. Surement qu’un certain nombre de scènes ont finalement atterries dans le scénar de X-Men: le commencement).

Le professeur Xavier et Mystique ne sont pas en reste dans une intrigue qui fait très intelligemment la part belle à la psychologie des personnages, au côté humain et émotionnel des situations tout en emballant de temps à autre des scènes d’action bien troussées mais qui ne phagocytent jamais l’histoire.

Même de dos, ce type est totalement badass

Le casting, donc, est brillant. Fassbender est un nouveau Sean Connery, James Mc Avoy (le dernier roi d’Ecosse) et Jennifer Lawrence (le génialissime Winter’s Bone) sont excellents et les relations entre ces trois personnages sont superbement écrites. Du côté des méchants, c’est aussi un régal car on ne tombe jamais dans le manichéisme de serial (Chaque mutant étant susceptible de basculer dans un camp ou dans l’autre selon les arguments). Kevin Bacon est suave et fourbe à souhait, January Jones est belle à tomber et Jason Flemyng dans le rôle d’Azazel emmène une scène d’action, l’attaque des bureaux de la CIA, à un niveau de démastiquage nerveux et de cruauté seulement égalé par la fameuse scène d’ouverture de X-Men 2.

Quelques caméos excellents (un, en particulier, délectable); des références en pagaille; un casting bien senti sur une intrigue intelligente: Vaughn remet X-Men sur les rails mais n’accouche pas d’un chef-d’œuvre pour autant, le film souffrant d’un certains nombres de faiblesses qui entachent mon plaisir de fan pur et innocent (hum!).


First (pas) Class

Comme d’habitude, beaucoup de personnages sont présentés et tous n’ont pas droit à un temps d’écran nécessaire pour réellement exister (même si je dois l’admettre, on se fiche un peu comme d’une guigne des têtards adolescents qui ne sont là que pour être entraînés par le professeur X).

Au début du film, les scènes s’enchaînent à une telle vitesse qu’on se demande si le monteur n’a pas oublié une ou deux bobines sous le siège de sa voiture. Pour une intrigue aussi dense, on aurait aimé un peu plus temps et d’ampleur, les scènes s’arrêtant brutalement alors qu’elles ne semblent pas terminées.

Le marathon que fut la production (20th Fox oblige) a certainement obligé Vaughn à faire des concessions sur les effets spéciaux et ça se ressent: Ils sont franchement inégaux, en particulier le maquillage du fauve (qui ressemble plus au cookie monster du Muppet Show qu’à un mutant) et des incrustations parfois un peu light. Il y a aussi un aspect qui me fait particulièrement grincer des dents et qui me fait souvent passer aux yeux des quelques amis qu’ils me reste pour un vieux con râleur, c’est la liberté que prend Vaughn avec la cohérence de l’univers de la franchise X-Men. Je ne parle pas des comics mais seulement des films. Beaucoup d’entorses sont faites à la chronologie de la première trilogie. Tout le monde se fout de savoir que Moïra McTaggert apparaissait déjà dans X-Men 3 sous les traits d’Olivia Williams et qu’on voyait succintement une Emma Frost adolescente à la fin de Wolverine mais moi, ça me fait tiquer. En même temps se ne sont que des détails, je ne me lancerai donc pas dans un cabbale vengeresse.

Le film cartonne et une suite est prévue. Si les auteurs ont le bon goût de resserrer leur intrigue autour de la relation Charles Xavier / Erik Lehnsherr, la qualité (déjà excellente) n’en sera que meilleure. On croise les doigts pour que cette nouvelle franchise X-Men garde le cap.

X-Men: Le commencement (2011)
de Matthew Vaughn avec James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Rose Byrne, Kevin Bacon, January Jones, Nicholas Hoult
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