Cookie Monster

Google, c’est gratuit.

Oui, sauf que vous payez indirectement les services gratuits que vous utilisez au travers des publicités que cette régie (car Google en est une) dissémine sur le web. Ces pubs ne sont pas les mêmes pour tout le monde mais se basent sur les informations que Google collecte sur votre navigation pour déterminer vos centres d’intérêts.

Ces informations (en gros, les sites que vous avez visité) créent votre « profile publicitaire » qui est stocké dans votre navigateur sous forme de cookie.

Jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil de plomb du monde merveilleux de la gratuité, vous saviez certainement peut-être déjà comment la sélection des pubs ciblées était effectué par Google.

Mais saviez-vous que vous pouvez consulter ce profile et le modifier ?

Pour voir votre profile (et le modifier), cliquez ici

Vous pourrez retirer certaines catégories ou carrément supprimer la collecte de ces information (Opt out).

A noter que cette collecte peut être durablement supprimée à l’aide d’un… cookie (ne fonctionne pas sous Safari).

Sachez reconnaître votre ennemi:
A gauche, un cookie vous libérant de la publicité ciblée
A droite un redoutable cookie piégé collectant chaque parcelle de votre vie privée.

Ce dit, n’espérez pas échapper aux publicités de Google. Toute résistance est futile. Personne ne peut leur échapper. Jamais.

Google: une fonction cachée de recherche par proximité

Par David Borel

Qu’il y a-t-il de plus agaçant que de rechercher la recette de la Pizza au Nutella dans Google et de tomber sur un milliard de résultats pour lesquels ces deux composants sont bien présents mais chacun à un bout d’une page web ?

Et bien réjouissez-vous car Google possède un opérateur relativement méconnu permettant de fixer la proximité de deux termes de recherche.

Ainsi, en tapant AROUND(n) entre deux mots clés, Google ne présente que des résultats dont les deux termes sont  au maximum à n mots l’un de l’autre.

Exemple: chercher Pizza AROUND(2) Nutella vous permet de retrouver les textes dans lesquels une combinaison du type « Pizza comportant du Nutella » est présente.

Dans l’exemple ci-dessus, une recherche du type « Pizza Nutella » (avec les guillemets) auraient cherché exclusivement les deux mots l’un à côté de l’autre et le 4e résultat aurait été ignoré. Les deux mots sans guillemets aurait effectué une recherche Pizza AND Nutella, noyant les résultats de textes parlant de pizza et de Nutella, mais pas forcément de Pizza au Nutella.

Maintenant que vous voilà convaincus, grâce à mon exemple vraiment très pointu, de l’utilité d’un opérateur de proximité dans Google, il me reste à vous informer de sa présence également dans Google PatentsGoogle Books, et Google Scholar où cela présente bien plus d’intérêt (par exemple dans le cadre d’une recherche bibliographique).

Ceci fait, je retourne à ma Pizza au Nutella.

* * *

Source: The Intellogist Blog (anglais)

Friend Locator – Apple pousse la géolocalisation

Par David Borel

Nous avons beau être à la veille de Noël, les demandes de brevets continuent de tomber aux USA. Et ce matin, la publication de la demande US 20100325194 déposée par Apple le 7 juin 2009 risque de faire du bruit.

Portant le titre évocateur de « PUSH-BASED LOCATION UPDATE », ce document présente ce qui semble être une nouvelle application iOS tirant partie du système de Push d’Apple pour partager sa localisation avec ses contacts, sur le modèle de ce que réalise Foursquare, Google ou encore Facebook.

Le problème que cherche à résoudre la demande de brevet d’Apple est exprimé en ces termes (traduction libre):

Pour conserver les informations de localisation partagées […] à jour, les dispositifs mobiles recalculent régulièrement leurs positions respectives et soumettent les mises à jour à un serveur. Cette transmission périodique de la position du mobile  nécessite de maintenir actif un processus consommateur d’énergie en tâche de fond. La vie de la batterie diminue sensiblement, même si le dispositif n’est pas en cours d’utilisation.

Donc, Apple nous rejoue la partition du « Push vs Tâche de fond », mais cette fois pour les applications de partage de localisation.

Que le recours au push dans le cadre de ce type de réseaux sociaux soit nouveau ou non, et partant de là justifie ou non un brevet, est une question qui devra être tranchée par l’Office américain des brevets (USPTO) et n’est pas l’objet de cet article.

Ce qui est hautement intéressant, en revanche, c’est la confirmation plutôt définitive apportée par ce dépôt de brevet qu’Apple a décidé d’entrer de plein pied dans le combat des réseaux sociaux et de la géolocalisation.

Ce document nous en apprend par ailleurs un peu plus sur l’interface de cette future application, appelée Friend Locator.

L’icône de l’application Friend Locator est visible en bas à droite (n°152)

Les écrans présentés ci-après (configuration de l’application) laissent penser que l’utilisation de cette application sera liée au compte MobileMe de l’utilisateur.

La localisation des amis semble s’effectuer de la même façon que les adresses ou les points d’intérêt dans Maps.

Et la liste des contacts partageant leur localisation avec l’utilisateur peut être filtrée par nom, distance et visibilité, sachant que l’application permet de cacher sélectivement sa position à certains utilisateurs..

Bref, voilà à coup sur le terrain sur lequel nous pouvons nous attendre à voir porter les prochains combats juridiques entre grands requins blancs du web.

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