iOS 6 et IDFA : Disparaissez du radar des annonceurs

Que vous le sachiez ou non (iGen.fr en parlait au début du mois), Apple permet aux annonceurs de vous pister lors de votre utilisation d’un terminal sous iOS 6. Cette technologie répondant au doux nom de IDFA (pour IdentifierForAdvertising) a été mise en place par Apple afin de remplacer l’utilisation de l’UDID par des tiers (l’UDID est le numéro de série de votre terminal).

S’il est permis de s’interroger sur cette pratique, il faut savoir que vous pouvez très bien y échapper. Voici comment procéder:

1. Rendez-vous dans Réglages de votre terminal iOS 6

2. Allez ensuite dans Général

3. Puis Informations

4. Et tout en bas, dans Publicité

5. Activez (!) l’option Suivi publicitaire limité

Vous avouerez tout de même que sur ce coup là, Apple est un peu tordue. De un, il faut volontairement se retirer du programme de suivi publicitaire (Opt-out en bon français), et ça c’est pas glop. De deux, il faut activer une option nommée Suivi publicitaire limité pour ne plus être l’objet d’un suivi publicitaire illimité. Amateurs de double négation, régalez-vous.

Bref, jetez un oeil dans les réglages de vos appareils et faites passer le mot.

[via]

They have a Plan

Autant l’avouer tout de suite, lancer l’application Plans d’iOS 6 déclenche un douloureux sentiment de déception. Comment pourrait-il en être autrement vu le degré d’aboutissement atteint par Google Maps après les nombreuses années de développement qu’avait connu cette application.

« L’arrivée en Inde »
(image empruntée à tnhistoireportraits.tableau-noir.net)

Cependant, le lynchage en règle que subit la nouvelle application de « navigation » d’Apple n’est pas totalement justifié. Comme le mentionne très justement l’ami Guillaume Gete (je vous invite à lire son billet et à revenir ensuite poursuivre votre lecture ici), Plan est en Beta et les débuts de Google Maps étaient également chaotiques.

N’empêche, il est permis de se demander pourquoi Apple a ainsi décidé de dégrader le service proposé à ses utilisateurs en substituant Plans à Maps (et nous n’évoquerons pas le retrait de l’application Youtube d’iOS 6… non je ne viens pas de l’évoquer !). La raison de ce revirement ? Rien de moins qu’un effet collatéral de la guerre (de moins en moins froide) commerciale que se livrent Apple, Google et Microsoft.

Après s’être affrontés sur les terrains de la bureautique et des systèmes d’exploitations mobiles, le nouveau champs de bataille des « Big Three » se trouve être la cartographie et son cortège de services géolocalisés. Face à Bing Maps et Google Maps, Apple se devait de de disposer de son propre système propriétaire afin de regagner son indépendance (et de pouvoir rendre les coups).

Cette stratégie de distanciation ne date pas d’hier, il est même permis de supposer qu’elle a été soigneusement préparée par Apple si l’on se souvient qu’elle a pris la peine de déposer des brevets sur la fonction street view de feu l’application Maps.

Image tirée du brevet WO 200902942 déposé en 2008 par Apple.

Ainsi, la firme à la Pomme a constitué un portefeuille de 49 brevets sur les technologies de navigation qui devrait lui permettre de se défendre face à Google (85 brevets dans le même domaine). 15 de ces brevets ont été déposés par Apple en 2009, marquant sans doute le début des manoeuvres d’émancipations. Reste que, sur le plan de la dissuasion « brevets », Microsoft fait figure de géant sur le champ de bataille avec ses 187 brevets relatifs aux technologies de localisation et de navigation (plus que ses deux concurrents réunis).

Malheureusement pour nous, utilisateurs / clients, Apple part avec beaucoup de retard dans cette course à l’armement. Microsoft a (comme à son habitude) mis les moyens nécessaires pour sortir un produit solide et Google est clairement passé au niveau supérieur en allant récolter directement dans le monde réel les données de Street View (et ne semble pas décidé à s’arrêter en si bon chemin à en juger par son annonce de cartographie d’intérieur).

Au final, nous nous retrouvons avec une application très agréable en mode « carte » (les données semblent venir de TomTom) et inutilisable en mode « satellite », du moins pour ceux qui comme moi habitent dans la brousse (voir ci-dessous).

« Vous êtes ici »

Gageons qu’Apple consentira à dépenser un peu de son fabuleux trésor de guerre pour développer Plans et le mettre au niveau de ses concurrents. Si vous n’avez pas la patience d’attendre, vous pouvez toujours créer un raccourcis vers Google Maps version mobile sur votre smartphone…

iPad 1: Let’s pinch and swipe

L’info m’était un peu passé à côté et peut-être est-ce aussi votre cas, donc je profite d’en parler brièvement ici: Les iPads de première génération bénéficient aussi des nouveaux gestes de commande depuis la mise à jour iOS 5.0.1 et cela sans avoir à les jailbreaker.

C’est une excellente nouvelle car cela permet désormais de:

  • ne plus avoir à presser sur le bouton en façade pour sortir d’une application (= rapprocher les doigts ou « pincher »). L’utilisation de l’iPad est maintenant totalement silencieuse.
  • passer d’une application ouverte à l’autre sans devoir repasser systématiquement par la case « écran des applications » (=  glisser 4 doigts à gauche ou à droite ou « swiper »).
  • accéder au « dock » des applications ouvertes sans devoir double-cliquer le bouton en façade (= glisser 4 doigts vers le haut pour le faire apparaitre et vers le bas pour le masquer ou « swiper verticalement »).

Vous avez essayé et ça ne fonctionne pas sur votre iPad de première génération ? Rendez-vous dans Réglages > Général et activer l’option Gestes pour le multitâche.

Et hop, votre tablette prend un coup de jeune !

Les différences entre iOS 4 et iOS 5 que vous (n’)avez (pas) vu

Apple a très largement communiqué sur les nouveautés d’iOS5 et Internet s’en est fait le relais à de multiples occasions.

Seulement, ce qui fait qu’Apple est Apple est avant tout son sens du détail. Et il fallait l’oeil aguerri d’un graphiste pour identifier les petites modifications d’interfaces qui ont été opérées presque à notre insu entre les deux versions de l’OS mobile de la Pomme. Oui, ce sentiment diffus en regardant iOS 5 que c’est « pareil qu’iOS 4 mais différent » n’est pas dû au hasard, comme en atteste les comparaisons réalisées par Geoffrey Dorne:

Source: Geoffrey Dorne via OWNI

Vibrez différemment avec iOS 5

Une fonction très sympathique a été introduite dans iOS 5: la possibilité de modifier la façon dont votre smartphone vibre selon la personne qui vous appelle. Une sorte de sonnerie personnalisée, mais sans sonnerie, quoi.

Pour l’activer, allez dans Réglages > Général > Accessibilité

Clic = grand (comme dit un autre David)

(Clic=grand, comme dirait un autre David)

Dans ce panneau, scrollez vers le bas et activez l’option Vibreur personnalisé

Vous êtes maintenant parés pour utiliser cette fonction. Quittez les préférences et rendez-vous dans l’application native Contacts. Choisissez le contact pour lequel vous voulez personnaliser le vibreur et cliquez sur Modifier. Et là, une nouvelle option Vibration est apparue avec la valeur Par défaut.

Il est alors possible de choisir une autre vibration parmi celle proposées: Pulsations, Rapide, S.O.S. et Symphonie (Alerte étant celle par défaut); ou alors pas de vibration du tout (si cette personne ne doit pas pouvoir vous déranger lorsque vous mettez votre iPhone sur vibreur).

Cool, non ?

Oh, one more thing : vous pouvez aussi créer une vibration personnalisée !

Pour cela, il suffit de tapoter sur l’écran, ou d’y laisser le doigt pour une vibration continue.

En conclusion, il est maintenant possible de savoir qui vous appelle sans même avoir à sortir votre iPhone de votre poche. Purement génial.

(astuce vue ici)

iOS: the power of 5

Nous l’apprenions hier, il se murmure qu’un événement spécial organisé par Apple aura lieu le 4 octobre prochain. Si cela se confirme, nous devrions voir arriver l’iPhone 5, iCloud et iOS 5.

Cette (presque) annonce est une excellente occasion de (re)voir la vidéo de présentation d’iOS 5, histoire de se mettre l’eau à la bouche. Evitez tout de même de baver sur vos chaussures…

iPad & Gamers: ça va gicler

Par David Borel

Lorsque vous êtes légèrement addict aux jeux vidéos, comme votre serviteur, et que vous être plus du côté COD4Bioshock / GTA que du côté FarmVille / Angry Birds / Sudoku (autrement dit vous êtes un « hardcore gamer » plutôt qu’un « casual« ), l’iPad et sa ludothèque peuvent sembler aussi appétissants qu’une montagne de Tofu aux algues pour un Tyrannosaure.

Cela était vrai jusqu’à il y a peu, mais les choses commencent à changer. Voici les 3 jeux que j’ai trouvé les plus appétissants jusqu’ici. Attention, éloignez les enfants et les âmes sensibles, ça va fragger du zombie, poutrer du monstre et charcuter du paladin.

(note: pardon à ceux d’entre vous qui ne pipent pas un mot au vocabulaire utilisé dans cet article, je vais essayer de mettre un maximum de lien « linguistiques »)

Rage HD
€ 1.59
lien iTunes
Classé 12+

Le concept de ce jeu est hyper basique mais diablement efficace.

Dans ce FPS intense, vous êtes la vedette d’une émission post-apocalyptique dans laquelle des mutants affamés vous poursuivent sans relâche. Récupérez des munitions et de l’argent tout en parcourant ces niveaux époustouflants. Faites affaire avec J.K. Stiles, le troublant animateur de l’émission et voyez si vous avez ce qu’il faut pour survivre à ce carnaval sanglant et mortel !

J.K. Stiles, le présentateur TV favoris des zombies.

Dans la pratique, cela se traduit par un FPS (First-person Shooter ou jeu de tir subjectif) assez gore, « sur des rails ». Autrement dit, le parcours et les angles de vue principaux sont déterminés par le jeu et tout ce que vous avez à faire c’est pointer, tirer et esquiver. La gestion de l’inventaire est minimaliste (choix entre pistolet, fusil à pompe ou AK-47) et les items sont peu variés (santé, munition, et argent). Pour corser un peu l’exercice, des cibles placées un peu partout vous permettent d’augmenter votre score. Vous devez donc: rester en vie, tuer des zombies, économiser vos munitions et gagner de l’argent.

Brique en approche à 12h…

Question jouabilité, le jeu offre le choix entre deux modes de contrôle: Pavé Tactile (viser en dirigeant le personnage avec le doigt) ou Inclinaison (utiliser la détection de l’inclinaison pour diriger le personnage). Si le second mode fonctionne vraiment bien sur iPhone, le pavé tactile est plus pratique sur l’iPad. A noter qu’un mode gaucher est aussi proposé.

Houston, we have a problem here

Pour la bonne bouche, sachez que ce jeu sort de l’esprit fertile (et vaguement terrifiant) de John Carmack, le co-fondateur d’id Software à qui l’on doit des titres comme Wolfenstein 3D, Doom ou Quake.

Dans le genre, c’est franchement bourrin et pas subtile pour un sou mais les graphismes sont superbes, le niveau de stress monte très (très) vite et l’ensemble est très (très) addictif. Oubliez le camping et le snipe discret, vous allez devoir vous salir les mains.

* * *

Dungeon Hunter 2 HD
€ 4.99
lien iTunes
Classé 12+

Par rapport à Rage, Dungeon Hunter 2 est beaucoup plus soft et un ton en-dessous en terme de graphisme. Gameloft livre un RPG (role-playing game ou jeu de rôle) assez classique se déroulant dans un univers « ouvert » de taille tout de même assez réduite. Au début du jeu, 3 classes de personnages sont proposées, les classiques « voleur », « magicien » et « archer ».

La direction du personnage se fait soit au moyen d’un joystick virtuel (injouable, à mon avis), soit en tapottant l’endroit où vous souhaitez vous rendre. Les commandes de combat sont faciles d’utilisation et la gestion de l’inventaire est très classique.

L’exploration du monde de Gothicus se fait au travers de quêtes improbables auxquels on ne comprend pas grand chose, tant les panneaux narratifs disparaissent vite de l’écran, mais on s’en bat un peu l’ananas du moment que les phases de combat sont prenantes (et on peut toujours aller lire les objectifs dans le panneau des quêtes).

Je n’ai jamais été un grand fan de RPG « Heroic Fantasy« , un genre trop statique et souvent associé à des scenario alambiqués utilisant des noms imprononçables (genre « Dans la compté du Mortecuisse, le jeune paladin Skarpolus de Nabonard poursuit la quête du sceau de verre afin d’arrêter les hordes sanglantes de Bracion le Noir qui s’apprêtent à renverser la reine de la cité-arbre de Scarmonne »… enfin, vous voyez le genre). Je dois cependant avouer que ce Dungeon 2 est très divertissant, malgré une linéarité démentant quelque peut l’annonce d’un univert ouvert. Les graphismes sont agréables, bien qu’un ton en dessous des deux autres jeux présentés dans cet article, et la jouabilité tout à fait correcte.

A signaler que le jeu comprend un mode coopératif que je n’ai pas eu l’occasion de tester. Un bon passe temps pour un gamer en vacances à la montagne, loin de tout hotspot wifi (oui, je suis un survivor).

* * *

Infinity Blade
€ 4.99
lien iTunes
Classé 9+

Comme je suis un petit gourmand, j’ai gardé le meilleur pour la fin. Infinity Blade est LE jeu sur iOS à l’heure actuelle (cette assomption se base sur un sondage scientifique réalisé auprès d’une population représentative constituée de moi-même). Ce jeu est doté de graphismes sublimes à vous faire tomber sur votre fondement d’ébahissement, et pour cause puisqu’il est le premier de la plateforme iOS à tirer bénéfice du superbe moteur graphique Unreal 3, fraîchement porté sur cette plateforme.

Cinématique d’introduction

Les décors sont grandioses, les jeux de lumières vraiment très beaux et l’animation des personnages très réussie. Pour vous en convaincre, installez donc Epic Citadel (gratuit, lien iTunes) sur votre iPhone / iPad et promenez-vous dans cet environnement de démonstration du moteur Unreal. Infinity Blade est du même tonneau.

Le sujet ? Je laisse la parole aux concepteurs du jeu:

Depuis des temps immémoriaux, le Dieu-Roi gouverne d’une poigne de fer… Sa puissance ne connait aucune limite et ses partisans sont légion. Vous devez à présent embarquer pour un périple qui vous emmènera au plus profond de la Citadelle des Ombres et affronter, un à un, les redoutables Titans du Dieu-Roi, avant de croiser le fer avec l’impitoyable tyran. Comme il en fut ainsi pour chaque membre de votre lignée, c’est à vous qu’incombe la lourde tâche de libérer votre peuple du règne ancestral des ténèbres. Terrasser une entité immortelle n’est pas impossible… mais uniquement si le cœur, l’esprit et l’acier ne font qu’un !

Oui, bon, d’accord, on atteint pas le 1000e de la profondeur d’un Bioshock ou l’ambiance d’un Heavy rain. Mais l’histoire n’est qu’un prétexte pour un enchaînement de combats dantesques.

Go ahead, make my day !

Le jeu en lui-même est très (très) linéaire. Vous arrivez dans une citadelle, vous tranchez dans le vif d’une petite dizaine d’adversaires plus ou moins coriaces (et plus ou moins grands) sans intelligence artificielle, vous ramassez des trésors et des pièces d’équipement, vous vous faites butez par le Dieu-Roi et vous recommencez avec le fils de votre héros (qui hérite de l’équipement de papa ainsi que de ses points d’expériences et compétences). Dis comme ça, c’est pas folichons, je le concède. Mais c’est tellement réussi visuellement.

La linéarité est vaguement bousculée par la recherche de trésors (des coffres et des sacs d’or) disposés un peu partout (attention, même dans les cinématiques), jusqu’à ce que vous compreniez que ces éléments sont placés aléatoirement à des endroits précis. Battre des adversaires vous rapportant des points d’expérience qui vous permettent de maitriser votre équipement, on se prend cependant vite à accumuler les combats pour arriver au bout de l’inventaires des items proposés par le jeu.

Attention, certaines cinématiques valent de l’or (regardez bien)

Côté gameplay, ce titre tire pleinement partie de l’interface tactile puisque les combats sont menés à grands coups de doigts « à la Fruit Ninja« . Un mode de commande qui passe aussi bien sur iPad que sur iPhone (mais éviter d’y jouer dans un lieu public sous peine de passer pour un taré congénital profond).

La durée de vie du jeu est relativement limitée (après le niveau 45, la progression est stoppée faute de pièces d’équipement) mais est allongée par l’ajout de nouveaux items lors des mises à jour offerte par l’éditeur.

Bref, ce jeu est une vrai tuerie (au sens propre comme au figuré) et vaut surtout pour sa qualité visuelle et la promesse qu’il porte en lui d’un avenir radieux pour le jeu sur la plateforme iOS. Certes, on est encore loin de ce qui se fait sur console ou ordinateur, mais les bases sont là et il ne reste plus qu’à lâcher les développeurs dans la nature.

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