Croissance : infertile terreau des AAA

Même si c’est l’été. Même si c’est les vacances. Prenons 6 minutes pour donner de la bonne nourriture à nos cerveaux.

Un drop dans la mare c’est bon, mangez-en.

Batman back in town

En jeu vidéo, on peut dire que 2010 a été indéniablement l’année de Red Dead Redemption. Cette année jusqu’ici c’était l’absurdement génial Portal 2 qui trônait au sommet de mon podium personnel. Depuis, mon enthousiasme vidéo-ludique s’était quelque peu ratatiné (après un Duke Nukem honteux et un L.A. Noire attendu comme le messie qui se révéla beau comme tout mais, au final, très dirigiste et superficiel). Heureusement pour finir 2011 en beauté, les développeurs de Rocksteady lâchent une bombe, Batman Arkham City, la meilleure adaptation cinématographique en jeu vidéo d’une franchise de super héros. (Nous avons déjà eu droit à quelques aperçus de la bête ici et .)

Ancien directeur de l’asile d’Arkham, Quincy Sharp est devenu maire de Gotham. Sous l’influence du psychiatre Hugo Strange, il fonde Arkham City, une prison à ciel ouvert au coeur de la ville censé contenir toute la vermine de l’univers de Batman. Alors qu’il mène une conférence de presse pour faire fermer la prison, Bruce Wayne est arrêté et enfermé à Arkham City.

This place is dangerous… I like it!

Après un Arkham Asylum resté dans toutes les mémoires en 2009, cette suite, en tous points supérieure, débarque sur console (et prochainement pc et mac) pour nous claquer la tronche et nous laisser les joues toutes chaudes. Un seul mot d’ordre pour ce nouveau Batman: “plus”. Plus de gadgets, plus d’ennemis psychopathes vicelards célèbres (comptez seulement: Le Joker, Harley Quinn, Catwoman, Hugo Strange, Double-Face, Mr Freeze, Ra’s Al-Ghul, le Pingouin, Bane, le Chapelier Fou, Solomon Grundy, Deadshot, Gueule d’argile, l’Homme-Mystère, Killer Croc etc…etc…même ce boulet de Robin fait une apparition), une aire de jeu 5 fois plus grande (des quartiers entiers de Gotham City pour se balader en planant et en jouant du grappin), des bastons encore plus homériques (le système freeflow qui permet de se maraver de façon fluide et totalement bourrine contre des dizaines d’ennemis en même temps), un gameplay encore plus jouissif et complet, des quêtes secondaires plus nombreuses, une musique plus opératiques, des pixels plus carrés et des lignes de codes encore mieux tapées viennent compléter le tableau…C’est la surenchère à tous les étages, comme toute suite vidéoludique qui se respecte.

Welcome in hell

Techniquement, si le jeu est un claque, c’est surtout au niveau de la direction artistique qu’il brille, car si Batman Arkham City caresse les fans dans le sens du poil, il ne se contente pas de faire du pif-paf-en-HD-avec-des-cinématiques-de-ouf-par-ici-la-monnaire, non monsieur. Une histoire est racontée, et bien racontée, par Paul Dini (scénariste émérite de la série Batman dans les années nonante et déjà auteur de l’histoire d’Asylum) épaulée par des designers inspirés qui semblent avoir réussi la fusion parfaite entre la mélancolie gothique de Burton, la noirceur contemporaine de Nolan et le graphisme génial de Tim Sale mais aussi également par un doublage VF de haut standing (même si ça devient la norme dans le jeu vidéo ces derniers temps, ça fait toujours plaisir) avec les voix officielles du Pingouin (Philippe Peythieu, déjà la voix du pingouin dans film de Burton mais bien sûr aussi de Homer Simpson), de Batman (Adrien Antoine) ou du Joker (Pierre Hatet). Que du bonheur.

le clin d’oeil utlime

Not a time for negociation

Au final on obtient une bombe vidéoludique, un jeu fondamental qui s’impose facilement comme la meilleure adaptation de Batman TOUT MEDIA CONFONDU car possédant cette dimension qui manque cruellement au cinéma, celle de la marave bigger than life propre aux super-héros et qui n’a jusqu’ici jamais été traitée de façon très réussie par les diverses adapations ciné de la chauve-souris. Qu’on se tatanne contre une douzaine de brutes encagoulées toutes armées de flingues, couteaux, barres à mine à grands coups de batarangs et de gel explosif ou qu’on élimine furtivement des gardes depuis une gargouille dans l’ombre, faisant paniquer comme des pucelles les sbires alentours, la jouissance est totale.

Si le résultat ne réinvente pas la roue du jeu vidéo, voilà une histoire de Batman qui transcende son support avec une narration et un gameplay flamboyants et qui se révèle être un pur fantasme geek à jouer. Plongez dans Arkham City (une quinzaine d’heures en ligne droite mais avec la campagne de Catwoman, les énigmes de l’Homme Mystère et les onzes quêtes secondaires, vous vous  occuperez jusqu’à Nouvel an avec du surchoix), vous ne le regretterez pas.

Tout va bien à Gotham

The dark knight strikes back

Par Jérémie Borel

Afin de continuer notre passionnant théorème “les jeux vidéos rejoignent les films dans leur narration et le tout les doigts dans le nez”, j’appelle à la barre la bande-annonce du futur Batman Arkham City, suite tant attendue du Batman Arkham Asylum de Rocksteady, petit studio anglais inconnu jusqu’alors qui avait réussi l’exploit de livrer non seulement LA bonne surprise sur consoles next gen en 2009, mais aussi carrément le meilleur jeu vidéo mettant en scène Batman.

Le rapprochement cinéma/jeu vidéo n’a rien de très audacieux dans le cas présent puisque le scénario du prochain Batman de Christopher Nolan (les rumeurs circulaient comme quoi l’intrigue tournerait autour du Dr. Hugo Strange ayant découvert l’identité secrète de Batman, ce dernier devant se débattre avec son nouveau statut d’ennemi public numéro 1 et faire face à la police) s’avère être en fait le scénario du jeu vidéo.

Est-ce une habile diversion de la part de Warner pour garder secrète l’intrigue du futur Dark Knight Rises (Michael Caine -qui joue Alfred le majordome dans les deux derniers films- est aussi enfermé à la cave pour éviter qu’il ne dévoile toute l’histoire à sa concierge) ou alors le scénario du jeu est-il étroitement lié à celui du film? Le mystère reste entier.

On peut penser ce que l’on veut des Batman réalisés par Nolan mais force est de constater que le jeune réal a emmené le caped crusader vers sa période la plus adulte. Les développeurs de Rocksteady s’engouffrent dans cette brèche avec ce qui semble être la vision la plus mature et la plus sombre de notre chauve-souris préférée en jeu vidéo, chose que ne renierait pas Frank Miller en personne. La bande-annonce qui suit est un vrai diamant noir pour les mirettes. Enjoy!

Batman: Arkham City trailer (VOST)

Bioshock 3 : Et maintenant, le gameplay !

Par David Borel

Vous avez été soufflés par la cinématique de Bioshock 3 ? Vous le serez encore plus en découvrant cette vidéo présentant 10 minutes de gameplay de ce qui est, à mon humble avis, la franchise de FPS la plus aboutie de l’histoire du jeu vidéo. Si ce que l’on voit ici est effectivement une partie jouable du jeu, ce 3e opus promet d’être un véritable chef d’oeuvre !

Sur le même sujet, voir aussi:

The cake is (no more) a lie

Par Jérémie Borel

Vous le savez sans doute surement déjà, mais l’éditeur Valve a profité de la sortie de la version mac de sa plateforme Steam pour distribuer le jeu vidéo Portal qui depuis sa sortie initiale en 2007 n’avait pas eu droit à un portage sur l’ordinateur à la pomme. L’injustice est réparée depuis le mois de mai de cette année. Le jeu est même téléchargeable gratuitement depuis Steam.

Petit rappel

Développé par Valve avec le moteur graphique de Half-Life 2, Havok; Portal s’est tout de suite fait remarquer pour son originalité. En effet, le but de ce FPS n’est pas de fragger de l’extraterrestre baveux par centaine avec un canon laser a impulsion ionique sur une planète exotique tout en pilotant des destroyers de l’espace comme cela est devenu la triste habitude, non! Il s’agit plutôt de résoudre des casse-têtes et de sortir de labyrinthes concocté par l’IA des laboratoires d’Aperture Sciences à l’aide d’une seule arme, qui n’a qu’une seule fonction: créer des portails.

D’un tir vous créez un trou « d’entrée », puis vous visez l’endroit de votre choix et tirez une deuxième fois pour créer cette fois-ci un trou « de sortie ». En rentrant dans l’un, vous sortez instantanément dans l’autre, atteignant ainsi des zones du jeu qui normalement vous étaient inaccessibles.

En fait, c’est extrêment simple. Et extrêmement addictif. Rapidement les énigmes mettent vos neurones en ébullition, l’ordinateur central ayant pété un plomb et cherchant à vous éliminer tout en vous prometteant un gâteau si vous réussissez à échapper à ses pièges mortels (ce qui amène également des grandes scènes d’humour noir assez jouissives.)

Ce jeu, aux mécaniques de gameplay assez révolutionnaires, avait néanmoins plusieurs défauts. Déjà, graphiquement, cela date tout de même de 2007, les environnements étaient très ternes et ensuite, l’aventure s’avérait très courte. Frustrant.

still alive

Hé bien, tout ça pour dire que les petits gars de Valve ont crée la surprise à l’E3 de cette année, en dévoilant plusieurs vidéos de Portal 2 et là, je pense que les mots sont inutiles a exprimer ma joie, la vidéo ci-dessous fera plus de sens.

Plus grand, plus beau, plus complexe, visiblement plus drôle et proposant enfin un mode coopératif, Portal 2 s’annonce comme une véritable tuerie cosmique qu’il faudra suivre de près.

Paléo-gaming (et auto-publicité)

Or donc, pour les trois au fonds près du radiateur, MacBrains vous offre désormais un nouveau contributeur tout chaud tout frais en la personne de Jérémie. Sa première chronique parue hier (Pixel art) a déjà été lue 327 fois au moment où j’écris ces lignes, ce qui me fais penser qu’il faudra que je le vire si il continue à faire une pareille audience, non mais !

Je vous avais parlé des talents de dessinateur de l’ami Jérémie, et bien figurez-vous qu’il a carrément fait une BD sur sa participation à MacBrains. Ouaip. C’est pas la classe, ça ? Cliquez sur l’image ci-dessous pour la lire.

Bien, sinon, pour rebondir sur l’article de hier, voici un petit coup de machine  à remonter le temps qui nous ramène carrément dans les années 80 (autant dire la préhistoire du jeu vidéo). Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaîtreuu …

Priceless !

(source: Le Blog de Pix’n Love via @proutz)

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