Apple aime les idées lumineuses

Apple aime les détails et cela se voit lorsque l’on regarde ses machines. L’un des détails les plus remarquable en ce qui concerne les portables à la Pomme, c’est justement ledit fruit qui s’allume sur le capot de l’ordinateur. Tout simplement génial (chaque utilisateur sert d’enseigne lumineuse, surtout depuis que la pomme est à l’endroit lorsque le laptop est ouvert) et particulièrement utile pour repérer un Dell dans un auditoire d’université américaine.

z9v8TgdUCpr69yckV97gPtowo1_500Moi j’en ai trouvé 4 qui n’ont pas de pomme lumineuse…

La technique utilisée pour illuminer la Pomme se trouve justement être l’objet d’un dépôt de brevet effectué par Apple en 2009 (le 23 juin) et publié aujourd’hui (US 20090257232). L’on y découvre une solution permettant de récupérer une partie de la lumière émise (n° 416 ci-dessous) par l’écran pour la rediriger dans l’autre sens (n°418), et ainsi illuminer le logo se trouvant au dos de l’écran (n°308).

US20090257232

US20090257232b

A noter que ce document détails d’autres éléments techniques liés au capot d’un portable, tel que la manière d’y intégrer une antenne ou de réaliser la structure dudit capot, et ne présente ni le nom de Jobs ou d’Ive (mais ceux de Lawrence LAM, Jory BELL, Chris J. STRINGER et Roy RICCOMINI).

Comme quoi, ils sont plus de deux à avoir des idées lumineuses en matière de détail, chez Apple.

Publicités

Switcher au travail #1: Travailler sans PC, mythe ou réalité ?

Voilà bien longtemps qu’Apple martèle des chiffres concernant le « taux de conversion » des switchers qui font chaud au coeur (et au porte-monnaie de la Pomme). Que le grand publique se rende (enfin) compte de la supériorité qualitative de l’expérience utilisateur sur un Mac n’est que justice. Mais qu’en est-il du monde du travail ?

Si certains secteurs ont toujours été des fervents utilisateurs de Mac (les Arts graphiques, pour ne citer qu’eux), qu’en est-il des autres activités professionnelles ?

Est-il vraiment possible de « Switcher au boulo »?

C’est l’esprit plein de ces vastes questions que j’ai décidé il y a quelques mois de me lancer et de tester « le travail sans PC ». Mais avant de vous conter ma quête, laissez-moi vous planter le décors.

Je travail dans une PME suisse de 12 personnes, actives dans les services en propriété intellectuelle, et plus particulièrement en veille technologique. Depuis environ 20 ans, notre réseau informatique et notre parque de machines sont confiés à un sous-traitant ne jurant que par le système à la fenêtre et les boîtes « gris-tristounes » de Dell. Un environnement 100% PC, donc, dans lequel Office et Exchange jouent un rôle centrale complété de logiciels spéciaux (par ailleurs en voie de remplacement par des web services).

En résumé, l’objet de mon expérience peut se résumé comme suit: Arriverai-je à faire pénétrer un Mac dans un environnement totalement constitué de PC et à travailler avec ?

Bon, ceci dit, depuis l’apparition de mon iPod Touch en séance, il y a de cela un an, 5 collaborateurs sont maintenant équipés d’iPhones et au moins 3 personnes ont des Mac à la maison. L’environnement n’était donc pas complétement hostile à la Pomme.

Bref, j’avais du pain sur la planche. Voici le premier post d’une série qui, je l’espère, aidera tout ceux qui songent à switcher au travail.

Le choix de la machine

Ca, c’était facile, vu que je suis l’heureux possesseur d’un magnifique MacBook Pro (Intel Core 2 Duo, 2.4 GHz, 4 Go de RAM). Equipée de Leopard, de la suite iWork et de la CS3, cette machine me rendait déjà de nombreux services « professionnels » notamment dans la création de documents de promotions. Utilisant un second écran pour plus de confort (un Dell), j’étais curieux de voir comment mon « ventricule gauche » (c’est comme ça que j’appèle mon Mac, je ne pourrais pas vivre sans…) allait s’en sortir une fois branché. Et bien, à part un petit tâtonnement sur les réglages, je dois avouer qu’OSX est bien plus efficace pour la gestion d’un second écran que ne l’est XP. Le seul point ayant nécessité un peu de touillage fut le rendu des couleurs sur le second écran. Mais bon, pour de la bureautique, c’est un détail. Précision: l’écran Dell en question est équipé d’une prise DVI, compatible avec mon MacBook Pro (cette série n’ayant pas encore de mini-DVI), ce qui n’est pas le cas de tout les écran (celui de notre salle de séance n’en a pas, par exemple).

-> Conseil: soyez toujours muni d’un adaptateur DIV -> VGA pour éviter les mauvaises surprises.

dvivga10 centimètres de câble capables de sauver votre journée de travail !

Installer Windows

Le réseau de mon entreprise tournant exclusivement sur PC, il me fallait une machine compatible Windows, ne serait-ce que pour l’utilisation du CRM de Microsoft (Un jour j’écrirai un article sur le CRM de Microsoft. Pour témoigner de mon calvaire. Un seul exemple qui devrait suffire à le bannir de la galaxie: il ne fonctionne qu’avec Internet Explorer. Shame on you M$ !) ou accéder à Exchange (patience, Snow Leopard va apporter la compatibilité Exchange). A partir de là, trois options s’offraient à moi: Parallels Desktop, WM Fusion ou une installation Boot Camp. Personnellement, je ne suis pas enthousiaste à l’idée de devoir redémarrer ma machine sous Windows sans aucune possibilité d’usage de logiciels Mac. Cette éventualité évoquant chez moi l’utilisation d’une Ferrari avec une boite de vitesse de 2cv, exit Boot Camp. (Et surtout, quel intérêt à avoir un Mac si on est coincé avec Windows ?).

ParFusParallels et Fusion sont dans un bateau …

Au vue de ce que j’ai pu lire sur le web, Parallels et Fusion étant très proches l’un de l’autre, c’est sur le premier qu’à porté mon choix (complètement arbitraire, ne cherchez pas plus loin).

C’est là que les choses se sont gâtées… Installer Windows XP Pro, même sur un Mac, est une souffrance similaire au calvaire de Sisyphe, avec un oeil crevé et une jambe en moins ! L’horreur glauque absolue. Pas moins de 4 heures de souffrances discontinues, entre doutes (ça installe encore ?), échecs et redémarrages… mais finalement, ça y est.

-> Conclusion: « Aaarghll, mon Mac affiche l’écran de démarrage de Windows ! Mes yeux fondent ! »

L’intégration au réseau de l’entreprise

A cette étape, il s’agissait de faire en sorte que mon ordinateur soit officiellement autorisé à se connecter au réseau.

Bon, là ça devient délicat. Il faut savoir amadouer le responsable informatique (oui, vous êtes sérieux, vous n’allez tout de même pas faire ça en sous-marin), lui faire accepter que ses doigts ne vont pas fondre si il touche à un clavier retro-éclairé où il n’y a pas de touche « Windows » (dont je n’ai jamais vraiment compris l’usage, cela dit)… Le miens (de responsable, donc) a été très coopératif (si jamais tu lis ça, Stéphane, merci pour ta patience !). Un petit truc pour amadouer un responsable informatique du côté obscure: passez Parrallels en mode plein écran, collez un sticker Dell sur la pomme du capot de votre MacBook Pro et imitez le bruit d’un Latitude.

-> Conclusion: « Ca marche ! Ca marche !… mais comment fait-on un Ctrl-Alt-Delete sur un clavier de MacBook sous windows ? » (réponse: fn-Ctrl-alt-back space, la flèche vers la gauche qui efface le dernier caractère). Mon Mac voit les serveurs de fichiers et semble bien s’accoutumer au climat du réseau.

Et Exchange dans tout ça ?

Mon entreprise utilise un serveur Exchange qui, je dois l’avouer, est un système parfaitement au point. Mise en commun de calendriers et messagerie, rien à redire. Hélas, sur Mac, pas de compatibilité sans IMAP et là, pas question de transiger, c’est « niet ». Je pourrais me rabattre sur le webmail mais les fonctionnalités de celui-ci n’égalent pas Outlook. Sachant que Snow Leopard apportera une intégration complète d’Exchange dans Mail, iCal et Carnet d’Adresses, il s’agissait de trouver une solution temporaire en attendant la sortie prochaine de cette version d’OS X. Ce fut l’occasion d’utiliser un premier jocker et installant Outlook sur Parallels… en attendant mieux.

-> Conclusion: 1 point pour Windows. Jusqu’à la sortie de Snow Leopard, les Mac ne peuvent rivaliser avec les PC sur l’intégration Exchange. Vu la réussite d’Apple avec la licence Exchange sur l’iPhone, je ne me fait aucun soucis sur l’élimination prochaine de cet écueil.

***

Voilà pour le début. La suite de l’aventure arrivera au fur et à mesure. Sachez simplement que depuis maintenant 6 mois, mon Mac m’accompagne tout les matins au travail, que mon Dell n’a pas été allumé une seul fois (il prend la poussière sur le bureau et sert de presse-papier), que je reçois des félicitations (!) pour mes présentation de la part de mes clients (merci Keynote)… Bref, que du bonheur !

%d blogueurs aiment cette page :