WWDC: C’est Noël en juin à Cupertino !

En 2 heures chrono, Tim Cook, le nouveau capitaine du vaisseau Apple (capitaine… Cook… elle est fine, hein ? oui je suis très en forme côté calembourgs), aura su rassurer tout ce que la planète compte de geeks et d’investisseurs: le vent de l’innovation souffle toujours sur le 1 Infinite Loop.

La conférence d’ouverture de la WWDC 2012 aura certainement battu tous les records en la matière puisqu’Apple y a présenté l’équivalent de trois keynotes: du nouveau soft (OSX), du nouveau matos (MacBook) et du nouveau… heu… soft (iOS 6).

Permettez que je ne revienne pas en détail sur les annonces (si, permettez) largement commentées ici, ici et aussi et que je pousse mon petit commentaire.

Ô capitaine mon capitaine

En regardant un peu ce que le Père Noël a sorti de sa hotte Tim Cook a annoncé hier, le sentiment général qui m’assaille tel un guerrier (guerrier… m’assaille…  ha ben oui, je vous avais prévenu) est que le navire Apple n’a pas dévié d’un picomètre du cap pris par son illustre fondateur: « En avant toute sur le mobile et fusionnez moi tout ce binz« .

Les MacBook Pro deviennent Air, ont un affichage Retina (comme l’iPhone 4S) et une taille maximum en diminution (exit le 17 pouces, au cas où vous n’auriez pas percuté cette magnifique pirouette), ce qui les fait de plus en plus ressembler furieusement à des iPads avec clavier.

Et il n’y a pas que les machines. Mountain Lion, le prochain gentil félidés qui squattera votre boîte à pixels hérite toute une brouette de fonctionnalités de son petit frère iOS, sans parler de la synchronisation quasi télépathique que ces deux vont maintenant opérer (même pendant leurs petites siestes, merci PowerNap).

C’est encore loin, l’Amérique ?

Tout cela est bien joli mais (car un mais il y a) on va où comme ça, hein ? Je vous le demande.

Si le mouvement se poursuit, il est aisé de prédire que la keynote de 2015 verra Siri (nommée CEO suite à l’étrange accident de voiture de Tim Cook impliquant son GPS…) présenter une nouvelle ligne de machines à pomme constituée d’iPad Pro et d’iPad Air.

Mais oui, regardez donc un peu le tableau qui se dessine gentiment:

  • Des machines de plus en plus petites mais capables de très grandes résolutions d’affichage.
  • Des données hébergées dans le cloud (oui, pardon mais « hébergées dans le nuage » ça le fait moins), bientôt sans doute rejointes par la puissance de calcul.
  • Des OS capables de transmettre leurs images à des écrans externes via AirPlay.
  • Des périphériques bluetooth permettant de manipuler les contenus « comme au bon vieux temps », en cas de besoin.

Qui donc aura encore besoin de « portables » alors que nous aurons en poche la clé (un iPhone ?) permettant de projeter notre infosphère « privée » (hébergée en ligne) sur n’importe quel périphérique d’affichage (et en HD, si ce n’est en 3(H)D) ?

Houston, we have a problem

Ces annonces ont beau fleurer l’innovation et l’avenir qui chante à plein naseaux, certains éléments de la keynote laissent un goût de ruclon dans le palais:

  • Plan remplace Google Maps par un système maison, perdant du même coup la fonction Streetview. La guerre économique a ses raisons que la raison elle-même ignore mais au final ce sont les utilisateurs qui trinquent. Et je ne parle même pas du fait que cette application ne fonctionnera pas sur les iPhone 3GS, iPhone 4 (!) ni sur les iPad 1G (ni du guidage « turn by turn » qui télécharge les cartes en 3G, vous ferez moins les zazous quand vous chercherez votre route à l’étranger, dans un coin où votre iPhone capte une petite barrette de réception GSM).
  • Le port Ethernet a tiré sa révérence. Si vous faites partie du tiers-monde (ou que vous pensez travailler avec votre Mac et que votre entreprise n’offre pas le Wifi), vous êtes bon pour acheter un adaptateur à 29 € en plus de votre Mac à 2’279 € (« il n’y a pas de petits profits » – Picsou, L’Or du Klondike tome 1).
  • Ajouter une option « Do not disturb » sur les iPhones c’est bien, mais il n’y a toujours pas de gestion de modes. Pourtant ça ne doit pas être super compliqué à faire, hein, j’en avais même un sur mon vieux Nokia.
  • Ping a fait plouf (comme l’avait prédit notre expert en 2010) et est remplacé par… Facebook. Ah oui, bien. On se débarrasse de Google et on invite Facebook à la fête. Pas certain que les utilisateurs y gagnent au change. Mais ne vous y habituer pas trop vite, Facebook sera viré aussi dès que le premier Google Phone sera sur le marché.
  • Pas d’AirDrop dans iOS6. Non mais PAS DE FREAKIN’ AIRDROP DANS iOS6, quoi.

Au pays de Candy

Mais ne vous méprenez pas, je grogne un peu dans mon coin, mais je ne mords pas (encore). Les quelques éléments cités avec grâce et subtilité ci-dessus n’enlèvent rien à mon enthousiasme de cabri face aux nouveautés annoncées (et je ne vous parle même pas de mon banquier qui chante en dansant et en jetant des pétales de roses dans son bureau). La santé d’Apple et son sens intact de l’innovation sont du miel pour nous autres geeks pommeophages.

L’avenir est brillant pour l’équipe de Cupertino.
Un peu moins pour nos comptes en banque.

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WWDC

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Comme chaque année, Apple tient salon à San-Francisco. Cette « soirée Tupperware » du geek est généralement l’occasion d’annonces provoquant une inexplicable vague de défaillances dans les iPhones, iPads et autres Macs datant de plus d’un an.

PS: la WWDC est à suivre chez MacGeneration, comme il se doit.

PPS: cette note a été entièrement réalisée sur un iPad, une première pour MacBrains.

Avant la WWDC, une image pour résumer les rumeurs autour de l’iPhone

Trouvé sur le blog The Green Room, cette image sympathique qui résume les rumeurs actuellement actives à propos du futur (?) nouveau (??) iPhone.

Les points de couleurs mentionnent la fiabilité de la rumeur (« fiabilité de la rumeur »… c’est pas un peu antinomique ça ?) et le chiffre entre parenthèses le nombre de sources (celles-ci sont listées sur le blog The Green Room).
Personnellement, la plus cool de ces rumeurs est la pomme qui s’allume au dos du iPhone. Rigoureusement inutile et donc absolument indispensable !

Les points de couleurs mentionnent la fiabilité de la rumeur (« fiabilité de la rumeur »… c’est pas un peu antinomique ça ?) et le chiffre entre parenthèses le nombre de sources (celles-ci sont listées sur le blog The Green Room).

Personnellement, la plus cool de ces rumeurs est la pomme qui s’allume au dos du iPhone. Rigoureusement inutile et donc absolument indispensable !

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