X-Men ou le blockbuser intelligent

On pouvait légitiment se contenter d’un haussement de sourcil dubitatif à l’annonce d’un nouveau X-MEN. Le monde est désormais rempli d’adaptations de comics structurellement mal foutus, vainement « cool » (et je mets les guillemets) et vides d’intrigues et d’enjeux qui suintent le merchandising et le mépris du spectateur par tous les pores. Ne surnagent de ce potage rance qu’une poignée de bons films, réalisés par des auteurs confirmés (voir notre top & flop).

Bryan Singer ne fait plus partie de cette caste depuis le naufrage de sa carrière suite à son SUPERMAN RETURNS tout mou et le bide cosmique JACK LE CHASSEUR DE GÉANTS. Son désintérêt flagrant pour la franchise dont il avait réalisé les deux premiers et meilleurs opus laissa le champ libre au  tâcheron Brett Ratner qui souilla la trilogie comme un chien mouille un tapis avec un X-MEN: LE DERNIER AFFRONTEMENT bancal (c’est un peu l’équivalent du RETOUR DU JEDI pour les X-Men. Tous les personnages cools meurent ou perdent leurs pouvoir). Par la suite la saga foira en beauté deux des histoires les plus emblématiques du comics, à savoir l’arc du Dark Phoenix et celui de l’arme X. Toutefois, récemment, Matthew Vaughn avait sauvé les meubles avec une préquelle élégante et fun X-MEN: LE COMMENCEMENT (ici), suivi par un spin off sympathique (WOLVERINE: LE COMBAT DE L’IMMORTEL) réalisé lui par James Mangold. Une petite lueur d’espoir luisait donc au loin à l’annonce d’un nouveau film, cette fois soutenu par la Fox (un budget aux alentours des 250 millions de dollars), assemblant le casting des deux époques (les jeunes James McAvoy et Michael Fassbender face aux patriarches Patrick Stewart et Ian McKellen) pour traiter une des sagas les plus culte et les plus appréciée sous la houlette du père fondateur enfin revenu du Tartare.

XMEN DOTFP affiche
La saga X-MEN est chère à mon cœur, parce qu’elle est la seule à étreindre sérieusement son sujet. Elle a été la première à prendre la voie de la maturité, reléguant les costumes fluos au profit d’intrigues plus adultes et noires et présentant des personnages humains, complexes et pétris de doute. Rappelons que la scène d’ouverture du premier X-MEN se passe dans un camp de concentration en Pologne en 44. Dès le début on sentait que Singer voulait aller plus loin que le classique film de divertissement enfantin avec des explosions partout.

Seulement, si Singer a eu dès le début des velléités de grandeur, il n’a pas pu en magnifier tous les aspects. Il est évident que si l’on revoit le premier X-MEN on sera autant touché par la profondeur de certains de ses héros mélancoliques que frappé par la mollesse de scènes d’actions par vraiment folichonnes et d’ absences évidentes (le fauve en particulier). Il semblerait que la Fox (encore elle) n’ait jamais cru au projet et que son directeur Thomas Rothman ait continuellement mis des bâtons dans les roues de Singer, orchestrant des coupes budgétaires impromptues et avançant la date de sortie du film de novembre à mai 2000. Pareilles méthodes furent appliquées sur X2, ce qui conduit Singer à faire un bras d’honneur et à quitter la production de X-MEN 3: L’AFFRONTEMENT FINAL pour aller voir si l’herbe n’était pas plus verte chez Warner. J’ajoute que l’absence des Sentinelles (seulement teasées lors de la première scène de X-MEN 3) provient du dégoût de Rothman pour les robots géants qu’il juge ridicules. Aujourd’hui il semblerait que la Fox aie fait amende honorable et, voulant certainement surfer sur la vague AVENGERS, fila une enveloppe bourrée de pesos et une belle carte blanche à Singer et ses scénaristes pour le nouvel opus des X-Men.

Mettons les choses à plat dès maintenant. X-MEN : DAYS OF THE FUTURE PAST est le meilleur film de la saga et peut-être bien le meilleur film de super héros/mutants/types à pouvoirs du monde. C’est la somme de tout ce qui est bon dans tous les films X-MEN. Ambitieux et humble à la fois, c’est un véritable coup de maître dont je n’aurais pas cru Singer capable.

Dans le futur, les mutants sont massacrés par des robots surpuissants nommés Sentinelles. Charles Xavier (Patrick Stewart) et Magnéto (Ian McKellen) envoient dans le passé Wolverine (Hugh Jackman) grâce aux pouvoirs de Kitty Pride (Ellen Page) afin qu’il prévienne les X-Men du futur horrible qui se prépare. Largué en 1973, Wolverine doit rallier Charles (James McAvoy) et Eric (Michael Fassbender) et empêcher Mystique (Jennifer Lawrence) d’abattre l’industriel Bolivar Trask (Peter Dinklage) dont la mort entraînera la fabrication en chaîne des Sentinelles qui éradiqueront les mutants.

Évidemment avec un pitch pareil, la porte était ouverte à un grand gloubiboulga temporel foutraque avec des caméos de mutants qui popent dans tous les coins pour assurer le fan service. Il n’en n’est rien. Le film se concentre sur une histoire, sans digression ou personnages parasites et installe des enjeux faramineux dès le départ avec ce futur dystopique à la TERMINATOR 2 où les mutants sont traqués par des sentinelles tueuses redoutablement coriaces (elles s’adaptent aux pouvoirs de leurs adversaires pour les contrer). Après un premier morceau de bravoure redoutable dans lequel se mélange les pouvoirs d’une demie douzaine de mutants, l’intrigue suit Wolverine envoyé en 1973. (Il est intéressant de constater que d’habitude les films qui utilisent le voyage dans le temps comme ressort scénaristique partent du principe qu’il suffit de tuer une personne précise dans le passé pour annuler un futur catastrophique. Là c’est l’inverse qui est proposé. Sauver la vie de Bolivar Trask empêchera la cristallisation de la haine contre les mutants et la fabrication des Sentinelles.)

J’avais terminé la critique de X-MEN: LE COMMENCEMENT par un vœu pieux. Le prochain film de la franchise sera une réussite s’il se concentre d’avantage sur la paire Magnéto/Professeur X et approfondit leur relation. C’est chose faite ici. Logan n’étant qu’un messager, le film se fixe sur un Charles Xavier de 1973 devenu reclus alcoolique et junkie (il a abandonné ses pouvoirs télépathiques pour pouvoir remarcher), en proie au doute et à la peur. Il est le pivot (comme Magnéto l’était dans LE COMMENCEMENT) d’un métrage aux accents tragiques où les personnages et leurs interactions sont traités avec intelligence et justesse.

L’action n’est pas en reste toutefois, le film étant ponctué de scènes jouissivement fun comme l’évasion du Pentagone qui nous présente les pouvoirs de Vif-Argent, et d’autres comme l’attaque de la cachette des X-Men par les Sentinelles. Preuve que Singer, cinéaste plus préoccupé par les dialogues et les personnages (Yannick Dahan dit de lui qu’il fait du cinéma de papy) est capable de trousser des scènes d’action maousses et lisibles, ce qui est une rareté de nos jours.

vifargent

la démonstration des pouvoirs de Vif-Argent (sur « Time in a Bottle » de Jim Croce)

 

Ce DAYS OF THE FUTURE PAST, s’il ne s’inspire que lointainement du comics source (je ne sais pas, je ne l’ai pas lu mais il semblerait qu’il s’agisse du sentiment général sur le web) est néanmoins un grand film bourré de sincérité et de respect pour son univers et ses personnages, au scénario malin et maîtrisé de bout en bout, ancré dans l’histoire de l’Amérique (une scène de sauvetage au Vietnâm et un dialogue au sujet de Kennedy assez savoureux), nous rachetant ainsi de toutes ces itérations besogneuses torchés par des bureaucrates incompétents et des yes-men transparents qui ont pourri nos écrans ces dernières années. Au rang des déceptions, on pourrait arguer que le rythme est peu trop soutenu. Des coupes drastiques ont surement été faites (une est connue. Elle mettait en scène Anna Paquin) Par conséquent, une éventuelle version longue (croisons les doigts) permettra au film de mieux respirer et donnera peut-être au personnage de Peter Dinklage un peu plus de présence. Wolverine est aussi quelque peu sous-utilisé et ses débordements bestiaux toujours pas d’actualité mais ça, c’est une critique générale imputable à l’ensemble de la saga. Des défauts pardonnables au regard des énormes qualités du métrage.

DAYS OF THE FUTURE PAST charrie son lot de trous scénaristiques (inhérents au genre blockbuster spectaculaire) mais prend toutefois le temps qu’il faut pour expliquer et annuler les erreurs accumulées dans les histoires précédentes qui sont, il faut bien l’avouer, légion. Il passe aussi judicieusement sous silence les bourdes les plus irrattrapables. C’est tout le problème de la saga X-MEN d’ailleurs. En tant que première franchise de super-héros de l’ère moderne, elle a ouvert la voie au cinéma geek que l’on connaît (Spider-Man et consorts) mais elle a aussi avancée complétement à l’aveugle, caractérisant certaines personnages en dépit du bon sens et en s’enfonçant dans des trames scénaristiques en cul-de-sac au fil des années. La volonté de ne pas rebooter la saga mais de lui donner un nouveau souffle grâce à un casting plus jeune dans le cadre de préquelles qui font quand même partie du canon de la série (X-MEN : LE COMMENCEMENT, donc) était une initiative tout à fait respectable mais Ô combien casse-gueule.

Hé bien, grâce à son intrigue science-fictionnelle qui utilise le voyage dans le temps comme fil conducteur, Bryan Singer en profite pour ajuster son univers et opérer une sorte de reboot dans la continuité au travers d’une dernière scène magnifique qui m’a bouleversé. Une manière de dire « on sait qu’on a merdé mais on va se rattraper ». Mea Culpa louable pour un projet enthousiasmant qui aurait pu n’être qu’un énième blockbuster sans âme et qui est, au final, beaucoup plus: un vrai film qui restera dans les mémoires.

Days of the Future Past (2014)
de Bryan Singer
avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Halle Berry, Nicholas Hoult, Patrick Stewart, Ian McKellen, Ellen Page, Peter Dinklage

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Pour vous y retrouver dans la saga X-Men

Avec 7 films, une histoire s’étendant sur 185 ans (et ça ne va pas s’arranger si l’on en croit la scène post-générique du dernier volet en date…) et 17 personnages principaux, la saga X-Men n’est pas toujours facile à suivre (surtout même pour les fans des comics).

Pour essayer d’y voir un peu plus clair dans ce grand cirque, voici une image concoctée par Empire. Pas certain que ça vous aide beaucoup, mais l’effort est louable.

X-Menclic = grand

Ceci dit, Days of Future Past est absolument génial. Bryan Singer, de retour aux manettes 10 ans après X-Men 2, nous livre un film solide et bien construit, ce qui n’est pas évident lorsque l’on aborde le thème du voyage dans le temps.

DoFP

Sans trop en révéler (Jérémie nous gratifiera-t-il d’une analyse dont il a le secret ?), les scénaristes ce sont arrangés pour rebooter la franchise tout en assurant la continuité, se payant même le luxe de corriger les inepties introduites dans les premiers opus par par des confrères qui n’avaient visiblement jamais lu de Comics. Chapeau !

Courrez voir ce film, le prochain (X-Men: Apocalypse) ne devant arriver au mieux qu’en 2016.

X-Men: le commencement

Par Jérémie Borel

J’offre des cours de photoshop gratuits au graphiste qui a commis cette affiche

Après sa parodie des films de super-héros (le très fun Kick-ass), l’anglais Matthew Vaughn en réalise enfin un vrai, X-Men: le commencement et s’arrange pour frapper un coup de maître, relevant une franchise qui s’était étalée dans la boue depuis deux films (le médiocre X-Men 3: l’affrontement final, qu’il avait refusé de réaliser et le consternissime X-Men Origins: Wolverine qui faisait passer un épisode de Gossip Girl pour une œuvre  de Terrence Malick).

1962, Charles Francis Xavier est mandaté par la CIA pour former un groupe d’agents mutants afin de contrecarrer les plans d’un certain Sebastian Shaw qui cherche à monter les USA contre les soviétiques en vue de créer la 3ème guerre mondiale. Il va croiser la route d’un jeune mutant, Erik Lehnsherr, le futur  Magneto et leurs opinions vont diverger sur l’avenir laissé par l’humanité aux mutants.

First (très) Class

Vaughn réussit le pari de redorer la blason de l’univers X-Men en y injectant du sang neuf. Nouvelle époque (les années soixante, préquelle oblige), nouveaux mutants et donc nouveau casting mais surtout une bonne dose de totale badass attitude qui était honteusement absente du reste de la franchise (particulièrement sur l’épisode dédié  à Wolverine où on s’attendait légitimement à autre chose qu’à des découpages de lavabo et des parties de cache-cache en forêt). Michael Fassbender (le lieutenant Hickox de Inglourious Basterds) traquant les anciens nazis responsables de la mort de ses parents, délivre une prestation de dingue  et bouffe tout le film. On aurait aimé que cet aspect du métrage soit plus profondément traité, tant le personnage de Magnéto est fascinant (un film entier sur ses origines devait être réalisé mais fût abandonné en cours d’écriture. Surement qu’un certain nombre de scènes ont finalement atterries dans le scénar de X-Men: le commencement).

Le professeur Xavier et Mystique ne sont pas en reste dans une intrigue qui fait très intelligemment la part belle à la psychologie des personnages, au côté humain et émotionnel des situations tout en emballant de temps à autre des scènes d’action bien troussées mais qui ne phagocytent jamais l’histoire.

Même de dos, ce type est totalement badass

Le casting, donc, est brillant. Fassbender est un nouveau Sean Connery, James Mc Avoy (le dernier roi d’Ecosse) et Jennifer Lawrence (le génialissime Winter’s Bone) sont excellents et les relations entre ces trois personnages sont superbement écrites. Du côté des méchants, c’est aussi un régal car on ne tombe jamais dans le manichéisme de serial (Chaque mutant étant susceptible de basculer dans un camp ou dans l’autre selon les arguments). Kevin Bacon est suave et fourbe à souhait, January Jones est belle à tomber et Jason Flemyng dans le rôle d’Azazel emmène une scène d’action, l’attaque des bureaux de la CIA, à un niveau de démastiquage nerveux et de cruauté seulement égalé par la fameuse scène d’ouverture de X-Men 2.

Quelques caméos excellents (un, en particulier, délectable); des références en pagaille; un casting bien senti sur une intrigue intelligente: Vaughn remet X-Men sur les rails mais n’accouche pas d’un chef-d’œuvre pour autant, le film souffrant d’un certains nombres de faiblesses qui entachent mon plaisir de fan pur et innocent (hum!).


First (pas) Class

Comme d’habitude, beaucoup de personnages sont présentés et tous n’ont pas droit à un temps d’écran nécessaire pour réellement exister (même si je dois l’admettre, on se fiche un peu comme d’une guigne des têtards adolescents qui ne sont là que pour être entraînés par le professeur X).

Au début du film, les scènes s’enchaînent à une telle vitesse qu’on se demande si le monteur n’a pas oublié une ou deux bobines sous le siège de sa voiture. Pour une intrigue aussi dense, on aurait aimé un peu plus temps et d’ampleur, les scènes s’arrêtant brutalement alors qu’elles ne semblent pas terminées.

Le marathon que fut la production (20th Fox oblige) a certainement obligé Vaughn à faire des concessions sur les effets spéciaux et ça se ressent: Ils sont franchement inégaux, en particulier le maquillage du fauve (qui ressemble plus au cookie monster du Muppet Show qu’à un mutant) et des incrustations parfois un peu light. Il y a aussi un aspect qui me fait particulièrement grincer des dents et qui me fait souvent passer aux yeux des quelques amis qu’ils me reste pour un vieux con râleur, c’est la liberté que prend Vaughn avec la cohérence de l’univers de la franchise X-Men. Je ne parle pas des comics mais seulement des films. Beaucoup d’entorses sont faites à la chronologie de la première trilogie. Tout le monde se fout de savoir que Moïra McTaggert apparaissait déjà dans X-Men 3 sous les traits d’Olivia Williams et qu’on voyait succintement une Emma Frost adolescente à la fin de Wolverine mais moi, ça me fait tiquer. En même temps se ne sont que des détails, je ne me lancerai donc pas dans un cabbale vengeresse.

Le film cartonne et une suite est prévue. Si les auteurs ont le bon goût de resserrer leur intrigue autour de la relation Charles Xavier / Erik Lehnsherr, la qualité (déjà excellente) n’en sera que meilleure. On croise les doigts pour que cette nouvelle franchise X-Men garde le cap.

X-Men: Le commencement (2011)
de Matthew Vaughn avec James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Rose Byrne, Kevin Bacon, January Jones, Nicholas Hoult

X-Men First Class

Par David Borel

Sonnez trompettes, résonnez hautbois, la première bande annonce du nouveau X-Men First Class est en ligne et je dois avouer qu’elle est très (très) prometteuse.

Voir aussi: X-Men la danse

X-Men la danse

Par Jérémie Borel

Les premières images du longuement attendu X-Men: First Class sont apparues sur la toile et ma foi avec son casting vraiment bien senti (Michael Fassbender (Inglourious Basterds, Centurion), James McAvoy (Le dernier Roi d’Ecosse, Wanted) la délicieuse Rose Byrne (Troie, 28 semaines plus tard, Sunshine) la sculpturale January Jones  -ceux qui regardent la série Mad Men comprendront ce que je veux dire- et Kevin Bacon qu’on ne présente plus) semblent augurer du bon. En tout cas du moins pire que prévu, dira-t-on.

Matthew Vaughn (Layer Cake, Stardust et plus récemment l’excellent Kick-Ass) réalise enfin son film sur les X-Men quelques années après avoir été sur les rangs pour remplacer  Bryan Singer sur le tournage de X-Men 3. Il avait quitté le navire en pleine pré-production, arguant le désir de ne pas quitter sa famille (expression nébuleuse mais moins que les fameux “différends artistiques” qu’on nous sort à chaque démission d’un membre clé d’une production cinématographique) laissant la place toute chaude au bourrin Brett Ratner.

L’histoire reprend semble-t-il certains éléments du script du spin-off X-Men Origins: Magneto écrit par David S.Goyer (Batman Begins, Blade) qui avait été abandonné il y a un certain temps et narre la rencontre et l’association des deux meilleurs ennemis  Charles Xavier et Erik Lehnsherr alias “Magneto” entre 1942 et 1962. Les costumes jaunes et bleus des origines refont même surface.

La première équipe des X-Men

 

La tâche de Vaughn est colossale puisqu’il doit livrer une préquelle contant la rencontre de deux des personnages les plus emblématiques du monde du comics, respecter une chronologie passablement égratignée lors des dernières adaptations de l’univers X-Men, inscrire l’univers de la bd dans une ambiance 60’s/CIA/Guerre Froide/James Bond réaliste et nous venger des affronts faits au bon goût avec l’étron purulent qu’était Wolverine, le tout sous l’égide de la Sodome moderne, la 21st century Fox, célèbre pour saboter de l’intérieur toutes les franchise passées dans son giron (X-Men avec Wolverine donc mais aussi Die Hard 0.4 ou Predators). Autrement dit, c’est pas gagné mais on croise quand même les doigts et on attend une première bande-annonce pour se faire une idée plus précise.

Le retour de la mère au foyer la plus hot d’Amérique. Et cette fois, elle a des super pouvoirs.

 

 

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