Vendredi vidéo – BiTS

Vous aimez le cinéma, les jeux vidéo et la "Geek-culture" ? Evidemment, sinon vous ne seriez pas en train de vous promener dans ce coin-ci d’Internet…

Alors vous allez adorer BiTS, le magazine d’Are (www.arte.tv/bits). D’un format assez court (environ 10 minutes), cette émission aborde systématiquement (avec brio et un poil d’ironie) un thème en le traitant en trois parties. Le rétro-gaming, la motion capture, les jeux "bac à sable", tout y passe.

Si je vous dit encore que le tout est dirigé de main de maître par le génial Rafik Djoumi, vous n’avez plus aucune raison de ne pas cliquer frénétiquement sur les vidéo ci-après.

Enjoy !

BiTS #1 : Philosophie du bac à sable

BiTS #15 : Retrogaming

BiTS #14 : Remakes

Ah, et regardez aussi le superbe hors-série sur Guillermo Del Toro !

BiTS #HS1 : Guillermo

Les autres sont à voir ici: Playliste Youtube

Captain America et la recette Marvel

Hé, non, on a pas lâché l’affaire. A MacBrains on continue bien à aller voir tous les films Marvel qui sortent, seulement vu le niveau d’indigence des bouzins depuis un certain temps, on était un peu accablés et pas forcément trépignants à l’idée d’écrire sur le sujet. Avec la sortie de Captain America: Le soldat de l’hiver de Anthony et Joe Russo notre motivation est un peu revenue. Un peu. Constat sur le run frénétique que pratique Hollywood avec les super heroes movies.

Avengers aurait dû être un accomplissement filmique révolutionnaire, un grand film choral mettant en scène la crème des super-héros dans l’un des blockbusters les plus onéreux jamais produits. Après cinq films de présentation pour chacun de leurs personnages, Marvel achevait sa "phase 1" avec le plus grand pétard mouillé de l’histoire du cinéma. J’en ai encore mal à la tête.

Confié à Joss Whedon (Buffy contre les vampires, les gars…) le grand crossover épique qui aurait dû rabaisser Avatar au rang d’épisode de Joséphine ange-gardien ne fût qu’une vaste déception. Incapable de créer un enjeu quelconque, comme un antagoniste crédible ou une vraie menace, Whedon enferme le super cool Iron Man, le dieu nordique surpuissant Thor, Captain America fraîchement décongelé, le potentiellement super dangereux Bruce Banner, la super bien balancée veuve noire, le super heu…enfin Hawkeye, Nick Fury et Maria Hill dans un gros vaisseau pendant la moitié du film, leur faisant débiter des punchlines ineptes ("ce mec joue à Galaga") dans des scènes même pas dignes de Friends et les obligeant à réparer une turbine de réacteur durant 20 minutes. Pendant ce temps-là, le grand méchant du film (Loki, le frère fielleux de Thor qui fait peur comme un marshmallow) accouche d’un plan génial: voler le cube cosmique d’Odin (appellé dans ce film le Tesseract) et préparer le terrain à une invasion d’aliens génériques en se faisant emprisonner puis en mettant en pétard et en rassemblant dans la même pièce les super-héros les plus puissants du monde, seuls êtres capables de lui casser la margoulette en deux coups de cuiller à pot. Ce qu’ils font. Inutile de dire que le happy end arrive rapidement et sans beaucoup d’efforts mais avec beaucoup d’incohérences (Hein, quoi? Bruce Banner peut devenir Hulk quand il veut?)

"Alors comme ça ton super plan c'est de rassembler les plus grands héros de la terre pour te casser la gueule..."

"Alors comme ça ton super plan c’est de rassembler les plus grands héros de la terre pour te casser la gueule?"

"..."

"…"

Ce film est néanmoins un vrai plaisir coupable mais qui tient plus de la comédie potache que du grand crossover épique ultime. Cruelle déception pour qui attendait ce film depuis l’épilogue de Iron Man en 2008…

La "phase 2" que Marvel mit en route dès 2012 (vous avez compris le principe, hein. Entre chaque Avengers, Marvel produit un film sur chacun de leur héros dans une aventure séparée) avec Iron Man 3 et Thor 2: Le mondes des ténèbres confirmèrent mes pires craintes: malgré la présence de pointures du scénar (Shane Black sur Iron Man) ou d’artisans capables (Alan Taylor sur Thor), les films Marvel ne sont au final que de médiocres actioners affreusement génériques et bas du front, à la production design paresseuse et aux concepts racoleurs jamais traités, incapables de faire plus qu’effleurer la psychologie et les fêlures de leurs personnages (chose que les comics ont réussis à faire depuis longtemps avec, par exemple, l’alcoolisme de Tony Stark).

Pire que ça, et là, à mes yeux c’est un pêché mortel: Marvel est totalement incapable (ou s’en fout complétement, c’est aussi possible) de rendre son univers cohérent. Chaque film est cloisonné et aucun super-héros ne viendra prêter main forte à un collègue dans un film qui n’a pas son nom sur l’affiche. Même si l’intrigue le permet, voire l’exige, aucune intervention du S.H.I.E.L.D. dans Iron Man 3. Jamais, alors que l’on parle de malveillance informatique, de clé de cryptage et d’armes de guerre super sophistiquées dans le nouveau Captain America on ne pensera à appeler Tony Stark dont c’est le domaine d’expertise. Que fout Oeil de Faucon entre deux Avengers? Personne ne sait. Il doit gagner des prix à la foire d’archerie de Saint-Alban-sur-Limagnole, qui sait.

On est donc fortement abattu à MacBrains avec cette formule "happy meal for kids" qu’on nous ressert à tout bout de champs. C’est la paupière tombante, traînant les pieds et pestant contre la 3D imposée que nous sommes allés voir Captain America: Le soldat de l’hiver. Quelle ne fût pas notre surprise de découvrir un film qui, s’il n’est pas un chef d’œuvre (oulà, faut pas déconner non plus!), s’avère être une très bonne surprise et l’une des toutes meilleures livraisons de la maison à idées.

(Pardon pour cette exposition particulièrement longue et fastidieuse)

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Steven Rogers, super soldat boy scout patriotard congelé à la fin de Captain America: The first Avenger (lire la critique ici) est réveillé 70 ans plus tard par la super unité d’espionnage du S.H.I.E.L.D. Le pauvre est bien marri puisque tous ces amis sont morts, la guerre est finie depuis perpète et au 21ème siècle il est bien plus difficile de savoir qui sont les gentils et qui sont les méchants…sans compter qu’il a du retard à rattraper au niveau télé (25 saisons d’Amour, Gloire et Beauté et tout 17 ans et Maman sur MTV). Après le événements d’Avengers, Captain America travaille désormais pour le S.H.I.E.L.D. mais découvre rapidement que cette organisation à un côté sombre…

Dans un monde post-onze septembre où l’on ne peut plus reconnaître ses ennemis à leurs uniformes, au milieu des conglomérats économiques, des magouilles politiques, des agents doubles, des drones, du cyber-espionnage et du terrorisme, toutes les frontières sont brouillées. Quand le S.H.I.E.L.D. se propose de prévenir le crime avant que celui-ci ne soit commis, s’agit-il encore de sécurité nationale ou de terreur à la Minority Report? Steve Rogers est en proie à un dilemme éthique. Que peut faire un type seul, armé d’un bouclier et d’un costume d’Halloween contre le monde moderne? Où est sa place? A qui peut-il faire confiance et en quoi peut-il croire?

Le métrage des frères Russo (connus jusque là pour leur travail tv tels Community ou Arrested Development) ne passe que superficiellement sur à peu près toutes ses thématiques…mais c’est toujours mieux que rien.

Plutôt que de proposer des péripéties légères et teintées de vannes comiques, Captain America: le soldat de l’hiver joue plutôt la carte du thriller/film d’espionnage ce qui est une excellente idée. Mais l’action n’est pas en reste. Si Steve Rogers enquête (on dirait le titre d’un magazine pour ados des années 50), il assume aussi beaucoup mieux son statut de super héros que ses petits collègues qui tchatchent au lieu de distribuer des mandales (hum hum Tony Stark). Le métrage est émaillé de scènes d’action nombreuses et assez jouissives avec des empoignades fluides et badass à peine entachées parfois par une shaky cam malvenue. Mention spéciale à la scène d’ouverture sur un bateau et à un pugilat très réussi dans un ascenseur. Seule la scène d’action finale, bourrée de FX bof et de grosses explosions, a un goût de réchauffé.

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"Ah mais heuuuu! C’est à moieuuu…"

Scénaristiquement, le film échoue à transcender son matériau de base mais fait l’effort honorable d’esquisser (comme ça, en creux, entre deux explosions) des émotions. Si, si. Il donne enfin un peu d’épaisseur au personnage de Natasha Romanov et plus de deux lignes de dialogues à Samuel L. Jackson pour faire exister Nick Fury. Il tente également une confrontation empruntée d’amertume et de nostalgie entre Cap’ et son doppelganger maléfique venu du passé, le fameux soldat de l’hiver. Certaines scènes ratées, telles les retrouvailles entre Steve et l’amour de sa vie, Peggy Carter (Hayley Atwell qui a piqué la prothèse faciale de Guy Pearce dans Prometheus) auraient pu être, sur le papier du moins, vraiment magnifiques.

Pas de surprises ébouriffantes donc, ni même de grands moments mais un des tout meilleur films de l’écurie Marvel…en tout cas le moins indigent depuis trop longtemps. les frères Russo, s’ils suivent un peu trop la "recette Marvel" instaurée par l’inepte Kevin Feige, s’en sortent avec les honneurs et ne bousillent pas la franchise (on ne peut pas en dire autant des collègues). Captain America garde sa dignité jusqu’au bout, sans doute grâce aux éléments amenés par le premier film, réalisé par Joe Johnston, qui n’était pas le sale étron racoleur et putassier qu’on veut bien nous faire croire.

Voilà, entre deux épisodes de Game of Thrones, vous pouvez clairement donner sa chance à ce soldat de l’hiver. En attendant qu’ Edward Wright (Shaun of the Dead, Hot Fuzz et le sublime Scott Pilgrim VS The World) n’appose son génie sur Hank Pym, alias Antman, le super héros qui rétrécit et qui parle aux fourmis. Des promesses…

En 2006, Sony avait breveté la Wiimote… ou presque

Le 2 décembre 2006, Nintendo dévoile la Wiimote et les gamers du monde entier se mettent enfin à secouer leurs petits membres chétifs.

Ce que l’on sait moins, c’est que Sony avait déposé 7 mois avant (le 10 mai 2006) une demande de brevet pour un concept de manette à détection de mouvements. Et le moins que l’on puisse dite, c’est qu’il avait plus de gueule que la Wiimote :-)

Wiimote by Sony

 

Et je vous raconte pas les accessoires…

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Et pour tenir le tout, un collet de serrage a quand-même plus de classe qu’une lanière, non ?

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La loi des séries

Cela vous est certainement déjà arrivé, si comme moi vous êtes accrocs aux séries TV (comme 99% de la population, j’imagine… comme c’est original). Vous être tranquillement assis devant votre écran, un bon café à la main, et vous lancez le premier épisode de la nouvelle saison d’une série que vous aimez bien.

Le générique se déroule, jusque là tout va bien.

L’histoire commence et au bout de 5 minutes, vous commencez à ressentir comme une gêne imperceptible.

10 minutes… la gêne s’amplifie.

15 minutes, vous baillez.

Alors, hop, vous gobez la fin du "season opener" et vous vous empressez de regarder le second épisode. Et là, horreur, c’est encore pire. Le doute n’est plus permis: cette série est soudainement devenue nulle à ch***.

Mais, me direz-vous plein de l’espoirs des gens qui regardent toujours le côté lumineux de la vie (refrain sifflé), comment auriez-vous pu vous en douter ?

La réponse s’appelle Graph TV

Ce site propose de tracer le score IMDB des séries TV au cours du temps. Il suffit donc d’entrer le nom d’une série et vous voilà…

a) rassuré: la seconde saison de The Wire commence doucement (comme chaque saison) pour devenir un pure monument au génie (comme chaque saison). Vous pouvez devez persévérer !

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b) dégouté: La dernière saison de Dexter a bien le goût faisandé d’un rat crevé couvert d’étron de koala. Et vu que ça va devenir pire au fur et à mesure que l’on se rapproche de la "fin", mieux vaut directement passer votre tour et aller faire une partie de carte avec Tata Fernande !

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D’autres exemples en vrac…

 

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Pas la peine de vous farcir les 350 épisodes de Dallas, les deux première saisons semble être les meilleures.

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Aussi surprenant que cela puisse paraître, Friends semble s’être bonifié avec le temps.

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Et non, vous n’êtes pas le seul à trouver que The Big Bang Theory perd de la vitesse…

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C’est certain, Deadwood nous a quitté trop tôt, et en pleine ascension !

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N’en déplaise à certaine (n’est-ce pas Jérémie ?), la dernière saison de BSG est bien la plus appréciée par les utilisateurs d’IMDB.

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Vous vous êtes toujours demandé quelle saison était la meilleure de Starsky & Hutch ? C’est la seconde ! Et le meilleur épisode semble être le 21ème de la première saison (A coffin for Starsky, une note de 8,5).

source: laboiteverte.fr

Histagrams : Et si Instagram avait existé à leur époque ?

Au croisement de l’Histoire et d’Instagram ce trouve ce drôle de projet du photographe Gusto et de son complice, le designer Gavin Alaoen: Histagrams

L’idée est simple: imaginer l’existence d’Instagram aux moments clés de l’Histoire et se dire que ces acteurs était des accrocs du hashtag, du foodporn et des selfies. Le résultat est excellent et regorge de petits trésors.

@stevejobs@god

@armstrong@albert_einstein

@WilliamClinton

A visiter d’urgence ! - http://histagrams.com

The history of "free"

history-of-freevu sur l’excellent Geek & Poke

 

Vendredi vidéo – Les productions The Asylum, un air de déjà vu

La contrefaçon fait partie intégrante de toute activité commerciale "grand public". Dès que quelqu’un a du succès, vous trouverez toujours une armée de petits malins plus ou moins subtiles pour se glisser dans la brèche et en croquer le maximum.

Ce que l’on sait moins, c’est que le cinéma n’est pas totalement étranger à ce phénomène.

Attention, je ne vous parle pas de projet concurrents (Fourmiz vs 1001 pattes, pour ne citer que cet exemple), mais bien de copie. Et dans la catégorie "pompage sans vergogne", je vous présente The Asylum.

The Asylum est une boîte de reproduction dont les titres phares sont: Transmorphers, Titanic 2, Age of The Hobbit ou encore Atlantic Rim.

Non, il ne s’agit pas d’une blague, ces films existent bel et bien, la preuve en images qui bougent.

Atlantic Rim

 

Age of the Hobbit

 

Transmorphers

Et si vous n’en avez toujours pas assez, une compilation des affiches

Avouons le tout de go, nous n’avons pas poussé le vice jusqu’à regarder ces films (des direct to video), mais le moins que l’on puisse dire est que le soin apporté à la contrefaçon semble avoir principalement porté sur le choix du titre, tant les images sont moches. A leur défense, l’histoire semble généralement différente du modèle original, tout comme le travail de l’équipe technique (mention spéciale aux "Hobbits" qui courent en pagne dans l’arrière court de la maison de campagne du réalisateur…).

Un exemple que vous n’êtes pas prêt d’oublier, extrait de Mega Shark vs. Giant Octopus

Incroyable, hein. On aurait presque envie de voir le reste du film, histoire de s’assurer qu’ils arrivent à tenir le rythme.

Malgré tout, les studios visés par le "travail" de The Asylum ne semblent pas goûter à la référence, Warner Bros a en effet attaqué The Asylum sur Age of The Hobbit (le mot Hobbit posait problème) et devrait vraisemblablement remettre le couvert pour Pacific Atlantic Rim.

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