Dépôts de demandes internationales de brevet : Apple en 38e position

L’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, WIPO en anglais) a publié ses statistiques annuelles du nombre de dépôt de Brevets Internationaux (ou PCT) pour l’année 2012, l’occasion pour MacBrains de tester Infogr.am en créant une petite infographie visible ici.

Sans surprise, les chiffres sont à la hausse puisqu’il s’est déposé 194’400 demandes PCT en 2012, soit une augmentation de 6.6% par rapport à 2011 (voir notre article sur les statistiques 2011).

Au niveau des pays, les USA (+4.8%), le Japon (+12.7%) et la Chine (+14.1%, la plus forte progression) restent le trio de tête (si l’on met de côté l’Office Européen qui trône en 3e position) alors que l’Allemagne chute de la 3e à la 12e place.

Là où les choses deviennent particulièrement intéressantes, c’est lorsque l’on se penche sur le classement des entreprises ayant déposé le plus de demandes de brevets PCT en 2012. Si le chinois ZTE reste l’indiscutable premier avec 3’906 demandes PCT (325.5 demandes par mois, soit 10.7 par jour !!!), Apple pointe désormais au 38e rang soit un gain de 15 place par rapport au classement 2011. Chez ses concurrents, le bilan est contrasté:

  • Samsung perd un rang et pointe désormais en 16e position
  • Intel a pris l’ascenseur pour passer de la 44e place à la 20e (+107.1% de dépôts !)
  • IBM boit la tasse avec une chute de 11 places (28e rang)
  • Microsoft se maintient en 28e position
  • Google a connu la plus belle progression (+31 rang, +87.9% de dépôts) et se situe désormais 4 places au-dessus d’Apple.

PCT2013

Le reste de l’infographie est visible ici: 
http://infogr.am/2013-PCT-Yearly-Review
Le rapport du WIPO est téléchargeable dans son intégralité ici: The 2013 edition of the PCT Yearly Review is now available

I check movies, you check movies, we all check movies

L’une des tares les plus répandues chez les Geeks est la tendance irrépressible à établir des listes à tout bout de champs. Et chez MacBrains, les listes on aime ça.

Si comme nous vous êtes listophiles ET cinéphiles compulsifs, alors ce qui suit est pour vous.

Nous sommes tombé un peu par hasard sur le site I Check Movies. Depuis, nous ne comptons plus les heures jours passées à y traquer le moindre souvenir du plus petit bout de pellicule caché dans notre mémoire. Car c’est de cela qu’il s’agit: cocher les films que vous avez déjà vu.

Et comme les cacahuètes, dès que vous y avez gouté vous ne pouvez plus vous arrêter.

Le site est très simple. Il vous propose trois entrées: Movies, Lists et People.

I Check Movies

Movies

La première entrée vous fait découvrir les films les plus populaires auprès des utilisateurs (Le top trois: Fight Club, Pulp Fiction et The Dark Knight). A partir de là, l’icône la plus à droite (un cercle vide) vous permet de cocher ceux que vous avez vu (le cercle est alors complété d’un vu rouge).

Movies

A droite de chaque titre, une rangée d’icônes vous permettent d’aller à la page IMDB du film, de voir dans quelles listes officielles (ou non) ce film apparaît, de marque un film comme faisant partie de votre DVD-thèque, de l’ajouter à votre Watchlist (les films que vous aimeriez voir) et finalement d’indiquer si vous avez aimé le film (pouce vers le haut) ou pas (pouce vers le bas).

Un clic sur le titre ouvre une petite fiche pour chaque film avec les avis des utilisateurs et les listes auxquelles il appartient.

Fight Club

Lists

L’entrée par listes est la plus redoutable de toute car elle vous montre où sont les trous de votre culture cinématographique. Prenez un réalisateur et boum, voilà le film qu’il vous manque pour avoir vu l’ensemble de ses longs métrages. Le site nourrit donc votre cinéphilie en vous poussant à regarder les films manquants et en vous conseillant d’autres films à partir de listes auxquelles vos films favoris appartiennent.

Argl, j'ai 7 sur 9 à Fincher. Vite, un DVD...

A noter que la version gratuite du site permet de créer une liste soi-même.

My top list

People

A l’image de l’entrée par listes, celle-ci vous permet d’ajouter vos contacts. Cette fonction est très intéressante car elle vous permet de suivre les films vu par vos amis et donc de vous donner des idées sur ceux que vous pourriez aussi regarder (en plus de se tirer la bourre sur la liste des films bulgares des années 50).

Bref, si vous êtes Geek, que vous aimez le cinéma et faire des listes (et que vous avez tout un tas de temps à tuer entre deux épisodes de Game of Thrones), le site est ici: www.icheckmovies.com (et ajoutez-moi dans votre liste de contacts).

iWatch the future

Depuis quelques temps, le Web bruisse de murmures concernant une hypothétique-éventuelle-future iWatch avec laquelle Apple serait sur le point de révolutionner le monde de l’horlogerie.

This is a revolution (ou pas)

Si vous le voulez-bien, nous passerons comme une savonnette sur une toile cirée sur la capacité de la firme à la Pomme à révolutionner un secteur de l’activité humaine vieux de 11 siècles (et qui a, de plus, connu plusieurs révolutions technologiques majeures). L’horlogerie n’est pas la téléphonie mobile ni l’informatique. C’est une industrie hautement segmentée (montres mécaniques, automatiques, à quartz), avec des marques de luxe fabricant des produits porteurs de valeurs allant bien au-delà de la fonction première des objets qu’elles produisent. En fait, penser qu’une iWatch changera à jamais l’industrie horlogère revient à penser que Renault lançant sa Logan a fait de l’ombre à Ferrari, BMW et Aston Martin.

En réalité, Apple pourrait plutôt (re)définir un segment bien précis, celui des montres "intelligentes" (smartwatches en bon français). Ce segment, à l’image de ceux qu’Apple a su modeler et capturer dans d’autres domaines, est à peu près dans l’état où se trouvait les baladeurs numériques à l’arrivée de l’iPod ou celui des smartphones lors de l’annonce de l’iPhone. Des produits imparfaits existent (Pebble, Sony SmartWatch, I’m Watch, MetaWatch et j’en passe) et des usages se dessinent, mais la fusion des deux en y ajoutant une "expérience utilisateur" innovante reste encore largement à faire.

La recette Apple

Une fois posé ce constat, il est légitime de se demander comment Apple va s’y prendre pour mettre le zouc dans le petit monde bien propret des smartwatches. Et bien je vous parie 2 barils de Le Chat Machine contre un d’OMO qu’elle va appliqué la recette éprouvée avec ses autres iMachins:

(Produits existantsinterfaces pourris)
+
technologies existantes mais non appliquées dans ce secteur
=
Eureka

En gros, on regarde ce que les produits existants font (mal), on fait son petit marché dans les technologies de pointes, on mélange en secouant avec doigté et on recouvre le tout d’une jolie couche de design et d’ergonomie. Et en matière de technologies de pointe, Apple n’a qu’à se servir dans son portefeuille de brevets bien garnis.

"And boy have we patented it"

Vous croyez que je sors tout cela de mon esprit tordu ?

Et bien détrompez-vous car Apple y a pensé depuis bien longtemps. En fait, la firme à la Pomme a tellement bien fait les choses qu’elle mentionne régulièrement les montres comme champs d’application de ses technologies brevetées, et cela depuis 1997 !

Du coup, elle dispose de plus de 200 brevets (203 pour être précis comme une montre suisse) dont les montres sont une application déclarée.

iWatchPatentsA titre de comparaison, le portefeuille de brevets mentionnant les montres comme application des principaux concurrents (actuels) d’Apple est de 268 pour Sony, de 203 pour Samsung et de 30 pour Google. Un rapport de force plutôt équilibré, donc.

Let the show begin

La surprise du chef

Mais que peut bien nous réserver Apple sur ce coup là ? Une interaction poussée avec ses iDevices semble évidente (voire même une version dédiée d’iOS), de même qu’un écran tactile (une dimension qu’elle a déjà explorée dans les anciens iPod nano).

La surprise du chef pourrait bien venir du brevet US 6359550 déposé par Nortel Networks Corporation (Canada) en 1999 et racheté par Apple le 25 juillet 2012.

Bulletin de naissance et avis de mariage

Extrait du registre Inpadoc permettant de tracer la "vie juridique" d’un brevet.

Ce document portant le titre "Personal communication device and call process status signalling method", protège l’utilisation de messages tactiles pour informer l’utilisateur d’événements particuliers. En résumé, il s’agit d’intégrer une interface haptique dans une montre, non pas dessus (écran) mais dessous !

Une matrice de stimulateurs est associée à un dispositif de communications personnel pour fournir à l’utilisateur des messages tactiles sur le traitement d’appel ou l’état du réseau de communication.

La matrice est positionnée sur le dispositif de manière à être en contact avec l’utilisateur pendant que le terminal est transporté ou porté sur un poignet, par exemple.

Les stimulateurs de la matrice, sont activés de manière indépendante de façon à fournir à l’utilisateur un message codé de processus d’appels tels que l’alerte, la tonalité, le signal occupé, etc

De préférence, chaque état est associé à une configuration unique de fonctionnement des stimulateurs, reconnaissable par l’utilisateur comme image tactile.

Idéalement, des signaux audios et haptiques sont synchronisés pour fournir un signal tactile à l’utilisateur qu’un signal audio est imminent, et de ce fait permettre d’utiliser le signal audio à un niveau inférieur.

Ainsi, le seuil audio pour la signalisation efficace est réduite et la nuisance de signalisation audio dans les lieux publics peut être réduite.

Traduction libre du résumé du brevet EP 0866592 (équivalent européen), googletranslatée par mes soins.

En résumé, la face de la montre en contact avec la peau est munie de "stimulateurs" (n°14 sur les schémas ci-dessous, très subtilement mis en rouge).

HapticLes dits stimulateurs peuvent également être disposés sur le bracelet.

Haptic2Ensuite, par exemple lors que l’on reçoit un appel, avant de déclencher la sonnerie, l’interface haptique va activer les stimulateurs d’une certaine manière qui soit reconnaissable par l’utilisateur. Dans l’exemple ci-dessous, les stimulateurs 1 à 4 de la figure 1 entrent en action l’un après l’autre: Première sonnerie, le stimulateur n°1 s’active. Seconde sonnerie, le n°1 est rejoint par le 2, et ainsi que suite jusqu’à ce que tous les stimulateurs soient activés.

Driiiing

Autant vous le dire tout de suite, cette idée est géniale. Je l’expérimente déjà à un niveau basic avec ma Pebble: mon iPhone est sur silence depuis un mois, ma Pebble vibre gentiment à mon poignet lors de l’arrivée d’un appel et je ne manque plus aucune communication.

Génial, je vous dis. Et là, le brevet acheté par Apple va permettre un nombre beaucoup plus important d’interactions avec sa smartwatch / son iPhone car le nombre de "patterns" tactiles sera beaucoup plus important (et subtile).

Finalement, c’est comme si votre iPhone vous tapotera discrètement sur le bras pour attirer votre attention plutôt que de siffler aux oreilles de tout le monde.

La voilà la "killer feature" de la future iWatch. Mais elle sort quand ?

Vendredi vidéo – Pas vu pas pris

Tout a commencé en 1995 lorsque Canal+ commande un sujet au journaliste Pierre Carles sur le thème des rapports entre journalistes et hommes politiques…

Un document indispensable qui est enfin visible, grâce à Youtube.

Vendredi vidéo – Star Wars, Matrix et Retour vers le futur en 3 minutes

Trois films résumés chacun en un speedrun de tout juste 1 minute, c’est le tour de force réalisé par les russes de 1A4STUDIO. Voilà qui laisse songeur sur la complexité de l’intrigue de ces trois films ;-)

Vendredi vidéo – Dans l’enfer du cinéma

Si il y a des jours où vous vous dites que tout va mal, que votre travail craint un max et que ça ne pourrait pas être pire, dites vous que oui.

Vous pourriez être réalisateur de cinéma.

Vous pourriez être Mathieu Kassovitz réalisant Babylon AD.

Ce making-of est un témoignage fascinant du purgatoire que peut être le tournage d’un film, même si l’on reste très loin de l’enfer vécu par Copolla sur Apocalypse Now (voir à ce sujet l’excellent documentaire Hearts of Darkness) ou de la débâcle cataclysmique que fut le tournage de Heaven’s Gate (Michael Cimino 1980, le film coula carrément United Artists. Le making of est visible sur Youtube si vous êtes anglophones).

The Cave

Le créateur des bons vieux jeux point ’n’ click Monkey Island et Maniac Mansion, Ron Gilbert est de retour! Par la petite porte, certes mais quand même. Par le biais de la societé Double Fine de son pote Tim Schafer (autre ex de chez LucasArts à qui l’on doit les non moins légendaires jeux d’aventures que sont Full Throttle, Grim Fandango ou encore Psychonauts et Brutal Legend), il nous livre un petit jeu fort sympathique uniquement disponible en ligne: The Cave.

enter the cave

Vous dirigez un groupe de 3 aventuriers complétement loufoques parmi 7 (un moine sadique, des jumeaux démoniaques, un péquenaud amoureux, un chevalier couard, une aventurière narcissique, une scientifique tarée et une voyageuse dans le temps jalouse) partant à l’assaut d’une caverne mythique (et parlante. Si, si. Elle fait même la narration du jeu!). Pas vraiment des héros au sens classique du terme, puisqu’ils sont plutôt poussés par leur plus vils et égoïstes instincts pour trouver l’objet de leur désir.

the cave-the dragon

The cave se présente comme un puzzle-game avec quelques phases de plate-forme dans une superbe ambiance 2.5D chatoyante et cartoonesque. Il s’agit de trouver la sortie de plusieurs zones dont la sortie est bloquée. Chaque personnage a une zone qui lui est dédiée mais on traverse aussi des zones communes à tous. On ne peut pas mourir dans ce jeu, ce qui nous permet de tester toutes sortes de combinaisons car vos aventuriers devront souvent mettre en commun leur compétence respective pour triompher des énigmes qui parsèment la grotte (le chevalier peut devenir invincible, la voyageuse dans le temps peut se téléporter, la scientifique hacker les systèmes de sécurité etc…) Il y a donc plusieurs moyens de résoudre un problème selon le trio que l’on aura choisi.

Il faudra envoyer vos personnages dans 3 époques différentes pour triompher du niveau de la voyageuse temporelle

Il faudra envoyer vos personnages dans 3 époques différentes pour triompher du niveau de la voyageuse temporelle.

Alors évidemment, si bouger des caisses ou tirer des leviers vous provoque des poussées d’eczéma alors The Cave risque de vous rebuter quelque peu…mais si vous n’êtes pas insensible à l’humour cynique et absurde, vous ne pourrez que tomber sous le charme de l’écriture de Ron Gilbert. Ce jeu est court (environ 2h-2h30 pour arriver au bout mais il en faudra plus pour voir la fin avec chaque personnage), très fun et pas prise de tête (les énigmes ne sont pas vraiment compliquées). Le parfait petit jeu pour nous aider à patienter jusqu’au prochain blockbuster vidéoludique (Bioshock Infinite, où es-tu?)

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