Carnet noir : René Burri 1933-2014

C’était un des derniers monstre sacré de la photographie. Un artiste de la trempe des Cartier-Bresson et Philippe Halsman. Il a traversé une grande partie du 20e siècle avec son oeil unique et son appareil toujours prêt à témoigner de la beauté du monde ou de l’absurdité de l’Homme.

Renné Burri s’est éteint il y a deux jour à Zurich, à l’âge de 81 ans.

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BRAZIL. Sao Paulo. 1960.
© Rene Burri/Magnum Photos

Il laisse derrière lui une collection de clichés uniques et précieux et un vide sans limite dans le monde de la photographie. Il laisse également une armée de photographes amateurs qu’il aura contribué à passionner pour cet art subtil de la composition, dont je fais partie à mon misérable niveau.

Pour tout cela, merci Monsieur Burri.

✱ ✱  ✱

Crédit photo: La photo illustrant cette news a été vilement copiée, sans autorisation et sans excuse, sur le site de l’Agence Magnum. Il m’étais impossible d’évoquer le travail de René Burri sans l’illustrer par au moins l’un de ses clichés que j’aime le plus. Sur simple demande de l’Agence Magnum, détentrice des droits de cette image, celle-ci sera retirée de ce site.

Ca sent encore (assez) bon en Suisse, merci

C’est la fleure au fusil et rempli de confiance que le bon Jonathan Ive avait déclaré il y a environ une petite semaine que cela allait sentir « mauvais » en Suisse une fois que la montre d’Apple serait sur le marché (lire ceci et cela).

Maintenant que la Watch est sortie et que l’on a quelques idées sur ses qualités (un peu moins sur ses défauts, hein. C’est marrant que l’autonomie de la batterie n’ai pas été évoquée…) et surtout sur son prix, il serait peut-être temps d’apprendre quelques réalités à Jony quant à ce qu’est l’horlogerie suisse.

Apple_-_Apple Watch_-_Design

Le marché auquel Jony pense donner des relents d’excréments représentait en 2013 un volume d’exportation de plus de 20 milliards de francs suisses pour plus de 28 millions de montres vendues, toutes marques suisses confondues (source: statistiques de la Fédération Horlogère Suisse).

Or, la répartition des exportations suisses par gamme de prix est la suivantes:

Sans_titre

Le produit lancé par Apple devant, selon toute vraisemblance, coûter environ CHF 325.-, il se situe clairement dans la catégorie de produits allant de 200 à 500 CHF (170 à 410 €), soit celle représentant environ 17% de la totalité des montres exportées par la Suisse en 2013. Pour vraiment capter une part substantielle du marché de l’horlogerie suisse, Apple devrait sortir un modèle à moins de 200 CHF. Mais ce n’est pas vraiment le trend, n’est-ce pas ?

Oh, and one more thing, mister Ive. Il est aussi (un peu) intéressant de regarder le chiffre d’affaires dégagé par l’exportation des différentes gammes de prix.

Sans_titre

Pas de bol, la gamme retenue par Cupertino ne représente ici « que » 1 milliard 492 millions de francs suisses (1 milliard 235 millions d’euros), soit 7% du total du chiffre d’affaires réalisé à l’exportation par l’horlogerie suisse en 2013 (total: 20’618,6 Mio CHF).

Alors à moins que la version « Edition » ne coûte environ de 8’400 CHF (prix moyen de la gamme supérieure) et soit vendue à plus de 1’600’000 exemplaires, je crois que l’on ne va pas encore commencer à paniquer tout de suite du côté de la Suisse. D’autant plus que ce segment de marché (qui pèse 65% du chiffre d’affaires…) est constitué quasi exclusivement de pièces mécaniques, issue de marques aussi prestigieuses que technologiques. Bref, on est très (très) loin de la montre électronique, là.

Après, je peux très bien me tromper, hein. Surtout à long terme.

Disons que je n’y crois pas trop pour le moment et qu’à la place de M. Ive, je m’informerais un peu avant de balancer des déclarations aussi péremptoires. Qu’Apple s’empare du marché des horlogers suisses avec une montre électronique à moins de 500 CHF reviendrait à tuer le marché de Porche, BMW, Ferrari et Bugatti en vendant des Dacia Logan… C’est possible, mais peu probable.

Si il faut tirer un premier bilan à chaud de la présentation de hier soir, c’est plutôt que la révolution chez Apple se situe en cela que la Pomme, pour la première fois de son histoire, s’attaque à un marché par le bas de gamme. Et ça, pas certain qu’Apple sache le faire aussi bien que par le haut.

25% du prix de votre smartphone a servi a payer des royalties liées à des brevets

Un quart du prix d’un smartphone serait dû aux royalties que le constructeur doit payer aux détenteurs des divers brevets couvrant les composants. C’est en résumé ce que révèle Ann Armstrong (VP chez Intel),  Joseph J. Mueller et Timothy D. Syrett (Avocats chez Wilmer Cutler Pickering Hale & Dorr LLP) dans un article publié le 29 mai 2014 et intitulé « The Smartphone Royalty Stack: Surveying Royalty Demands for the Components Within Modern Smartphones« .

En se basant sur des informations publiques, les auteurs ont estimé que les royalties sur un produit de $400 s’élèvent à plus de $120, ce qui équivaut à peu de chose près au coût des composants internes.

Components Costs

Coûts des composants d’un smartphone
Source: Armstrong, Mueller and Syrett, 2014

L’article donne en exemple les royalties pour l’usage de fonctionnalités LTE se montant à environ $60 alors que le module permettant l’accès au réseau cellulaire coûte en moyenne $10 à $13.

Une autre information pertinente concerne les NPE (Non Practicing Entity ou Patent Trolls) et leur propension à s’attaquer aux fabricants de smartphones. L’article cite en effet une statistique des entreprises les plus attaquées par cette vermine juridique et on y retrouve sans surprise Apple au sommet de la liste.

PatentFreedom

Most Pursued Companies, PATENTFREEDOM.COM
Cette statistique mise à jour se trouve ici:
https://www.patentfreedom.com/about-npes/pursued/ 

Si la lecture de l’article entier vous intéresse (c’est un peu aride, tout de même), vous le trouverez ici: The Smartphone Royalty Stack (PDF – 1,2 Mo)

 

Red Barrel

Vous regrettez la disparition de 3615 Usul et errez comme une âme en peine sur Youtube à la recherche d’une chaîne traitant de manière intelligente du jeux vidéo ?

Ne cherchez plus et courrez vous abonner à la chaîne de PsEuDoLeSs1, surtout pour sa chronique Red Barrel.

Basé sur une revue des clichés vidéoludiques, cette chaîne encore relativement peu connue (seulement 5’520 abonnés à l’heure où j’écris ces lignes) a un ton qui rappel inévitablement le 3615.

Un pur bonheur que de retrouver des vidéos traitant intelligemment du jeu vidéo et qui nous change un peu des speed gaming fleuve de 36 heures…

 

He’s back !

Steve Ballmer a, pendant de nombreuses années, animé le monde de l’informatique de ses pétages de plombs discours enflammés (pour ceux qui  auraient passé les vingt dernières années sur Pluton, Steve Ballmer c’était ça, quand-même). Force est de constater que depuis son départ de Microsoft, les conférences et autres keynotes sont redevenus beaucoup plus soporifiques conventionnelles.

Steve vous manque ? Bonne nouvelle, il vient de réapparaitre dans le monde du basketball en devenant le nouveau propriétaire des Los Angeles Clippers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les fans de la balle orange qui ne le connaissaient pas encore ont eu un choc en assistant à son premier craquage de slip speech, lundi passé.

Regarder les 5 premières minutes de cette vidéo vaut son pesant de cacahuètes, ne serait-ce pour voir la tête des joueurs découvrant leur nouveau boss (à 0:52).

Ineffable !

(via basketsession.com)

3 jeux sur Mac pour vos vacances

C’est les vacances mais la météo a décidé de vous clouer à l’intérieur ? Voici une sélection de trois jeux tournant sur Mac qui valent vraiment le détour (et sur lequel nous avons passé beaucoup d’heures ces derniers temps). Ce sont de « petits » jeux (par rapport aux bloc busters du jeux vidéo) mais ils ont trouvé une place dans notre liste des meilleurs jeux de l’année (jusqu’ici et même si ils ne sont pas sorti cette année).

Rogue legacy

RogueLegacy

Le premier jeux de cette sélection n’est pas vraiment nouveau et a déjà fait un sacré buzz sur le Net. Pour notre part, nous l’avons découvert lors d’une chronique de feu 3615 Usul et l’avons usé jusqu’à la corde. Extrêmement fun, doté d’un gameplay très original (le perso aux capacités aléatoires est parfois doté d’un handicape altérant plus ou moins l’expérience de l’utilisateur), Rogue Legacy est « Rogue like généalogique (!) » au graphisme un peu rétro offrant des heures de plaisir… même si vous n’êtes pas un grand spécialiste des jeux de plateformes.  Carrément hardcore par phase, surtout ne vous découragez pas trop vite, même moi je l’ai fini (et pourtant je suis une buse en plateforme).

Disponible sur Mac pour $15, mais aussi sur PC, Linux, PS3, PS4, et PS Vita.

Bastion

Bastion

Ce deuxième titre est doté d’un graphisme purement sublime, d’une B.O. de toute beauté et d’un système narratif assez original (une voix off commente en directe la plupart des actions du joueur). RPG très accessible, Bastion vous emmène dans un univers onirique peuplé de créatures étranges pour une petite dizaine d’heures de jeu. Une petite merveille a déguster !

Disponible sur le Mac App Store pour $14.99.

Mark of the Ninja

Mark of the Ninja

Le troisième membre de notre trio est un jeu d’infiltration en vue de côté doté d’un graphisme magnifique, lui aussi. Alternant des phases de combat avec des phases de réflexion, ce jeu offre systématiquement plusieurs manières de passer les tableaux. D’un abord assez simple, il vous tiens en haleine durant les 9 heures (environs) nécessaires pour le boucler. Moins contemplatif que le second et moins hardcore que le premier.

Disponible sur Steam pour $14.99

Bonus: Joi

Pour jouer à ces trois titres, une manette est plutôt conseillée (sauf peut-être pour Bastion). Je ne saurais que trop vous conseiller d’installer Joi afin de mapper correctement votre gamepad pour chaque jeu.

Disponible sur le Mac App Store

L’horlogerie suisse et les Smartwatches

Le moins que l’on puisse dire c’est que le secteur horloger suisse reste plutôt de marbre face au phénomène des Smartwatches. Attitude de façade alors que les ingénieurs s’activent dans le plus grand secret ou réels doutes quant au marché potentiel ? Seul l’avenir nous le dira.

La vidéo ci-dessous donne un aperçu des positions actuelles et est à compléter par la lecture de cet article de Bilan donnant de la visibilité au courant « pro », personnifié par Jean-Claude Biver, patron du pôle Montres de LVMH.

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